‹ A propos d'un prêtre marié :Chapitre 3 sur 16 · O.NT UNE AME · texte numérisé non relu

O.NT UNE AME

« Le livre de Renan nous a porté un rude coup, me disaient Mugnier et D..., mais pour les esprits sérieux, ceux de Loisy sont encore plus redoutables. ))

M. J... qui était des nôtres, nous a dit que l'abbé Huvelin lui a parlé de moi, hier, « avec vénération. » Il est certain que je suis- dans une même Eglise avec de tels prêtres.

Et cependant, je ne suis pas catholique, pas même chrétien, au sens de V ancienne orthodoxie, puisque je ne crois plus à la divinité absolue de Jésus- Christ. Je crois à l'intervention libre et personnelle de Dieu dans l'histoire, soit par ses anges, soit par ses prophètes, et Jésus fut l'un de ceux-ci, mais il n'a pas été « le Médiateur de Dieu et des hommes », comme l'entend l'orthodoxie catholique et protestante.

5 juin. — Malgré la pluie, j'ai été voir l'abbé Mugnier qui pense comme moi sur la Vie de Charles Perraud par l'abbé Houtin et en déconseille la publication, tout au moins avant ma mort. Il a ajouté à propos de la Vie de Perreyve par Gratry : « On n'écrit pas l'histoire d'un bouton, ni même d'une fleur, mais celle d'un arbre. »

26 juin. — Visite de Tabbé Mugnier : je lui ai lu ma lettre à l'abbé H... : « Vous êtes plus prêtre que nous, m'a-t-il dit; qu'est-ce que les formules, le vent de la mort les emporte comme des feuilles sèches ! »

Conclusion

Après la lecture de ces documents, au public de juger :

i» Si aucune considération pouvait autoriser M. Arthur Mugnier à piêter publiquement son nom aux diffamateurs de M. Hyacinthe Loyson ;

2° Au public de juger si M. Arthur Mugnier a cru, oui ou non, à l'authenticité des faits concernant le mariage de Charles Perraud, quelle qu'ait été son opinion relativement a l'opportunité de la publication du livre de l'abbé Houtin, publication dont il acceptait, d'ailleuis, l'éventualité quand M. Hyacinthe Loyson ne serait plus vivant;

3° Au public de juger si M. Arthur Mugnier considérait M. Hyacinthe Loyson comme un vieillard tombé en enfance dont, selon M. Baudrillait, le grand âge aftecte la mémoiie et dont, conséquemment, le témoignage n'est plus digne de foi ;

40 Au public de juger si la réfutation par l'Oratoire du livre de M. Albert Houtin, réfutation obtenue par de teh artifices de complaisances et d'hypocrisie, a été conduite selon les règles d'une critique historique honnête ;

5" Au public de juger, enfin, si pour tous ceux

qui, de près ou de'loinont aidé à l'œuvre de mensonge, tel M. l'abbé Arthur Mugnier, premier vicaire de Sainte-Clotilde, la publication que je viens de faiie n'est pas le plus juste et le plus nécessaire des châtiments.

Paul Hyacinthe-Loyson.

Ouvrages mis en vente à prix réduits par 1; Bibliothèque de Propagande

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