AGE
Wickam, d’une semaine pour Muller. Claude l’a vu se prolonger jusqu’à trente-sept jours. L'enfant de l’observation XXV aurait été contagionnée le vingt-six juillet, le début de la maladie se plaçant le quatre août cela ferait neuf jours d’incubation.
La période d’invasion se révèle par les phénomènes les plus divers : fièvre et somnolence, avec légère atteinte entéritique (obs. D), fièvre avec rougeur diffuse du pharynx et hypertrophie des amyÿgdales dans les cas XXII et XXIV. Dans ces deux cas d’ailleurs, ce syndrome pharyngé fut à ce point frappant qu’on ne put s’empêcher de porter au début le diagnostic d’angine banale. Presque toujours on note de la céphalée, plus ou moins intense, toujours diffuse. Les troubles nerveux, délire et convulsions, signalés pourtant comme fréquents, ne paraissent avoir été observés dans aucun de nos cas.
On a signalé en outre des troubles de l’appareil respiratoire : coryza, bronchites ou même broncho-pneumonies. On a observé des éruptions cutanées, exanthèmes scarlatiniformes ou morbiliformes.
En somme, phénomènes infectieux généraux, fièvre, angine, troubles gastro-intestinaux tels sont les symptômes qui accompagnent et caractérisent ordinairement la période d’invasion de la paralysie infantile dans sa forme classique simple.
Le plus souvent ils rétrocèdent rapidement et c’est alors que les paralysies apparaissent, d’une manière à la fois insidieuse et rapide. Souvent ce sont les parents les premiers qui les constatent, alors qu’elles sont déjà à leur maximum. La démarche de l'enfant