CONCLUSIONS
Les. hémangiomes et lymphangiomes sont des lésions congénitales ayant vraisemblablement un fond commun d'hérédité, se rencontrant avec certaines malformations et tares dégénératives. Ce caractère les différencie bien des lymphangiectasies symptomatiques. |
Les lymphangiomes peuvent parfois revêtir un état mixte permettant d'en faire une forme à part, désignée sous le nom d’hémo ou d’angio-lymphangiome.
L'examen histologique de plusieurs cas observés récemment, et notamment d'un cas d’angio-lymphangiome généralisé, qu’il nous a été donné d’examiner, vient encore corroborer cette différenciation.
cette différenciation peut être résumée ainsi : l’angiectasie et la lymphangiectasie sont des altérations de distension mécanique detissus préexistants, le plus souvent infériorisés par des lésions dégénératives. Contrairement, les angiomes et lymphangiomes résultent d’un processus néoformateur, caractérisé par la prolifération autonome de certaines cellules inhérentes à la constitution de ces conduits.
Il y a lieu de distinguer dans ce processus un
type à caractère hyperplasique initial, qui répond
au premier degré de l’angiome ou du lymphangiome qui répondent eux-mêmes à des types franchement néoplasiques. :
Indépendemment de ces considérations anatomopathologiques nous insistons particulièrement sur le caractère tout spécial de ce type d’angiolymphangiome que nous avons décrit avec le docteur Payenneville et dont nous n'avons trouvé aucun cas semblable.
= Nous terminerons en rappelant l'attention sur les deux points suivants:
1° La généralisation du processus;
20 L'existence de poussées qui se traduisent par une modification des tissus malades et qui répondent très bien au caractère hyperplasique initial des lésions comparables, à ce stade, à celles du bourgeon charnu, évoluant ultérieurement suivant le processus néoplasique et vouées finalement à un processus de régression scléreuse. Cette sclérose d'ailleurs ne semble pas toujours définitive et elle est appelée à subir de nouvelles poussées inflammatoires, hyperplasiques et à donner de nouvelles
formations angio-lymphangiomateuses.
Vu : le Président dela thèse, GOUGEROT.
Vu : le Doyen, ROGER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLETY,