‹ A Propos D'une Forme Spéciale D'angio-Lymphangiome Congénital Généralisée De La Peau Paraissant Du A Un État Dystrophique Et Dysembryoplasique Du TégumentChapitre 8 sur 22 · A ATEN · texte numérisé non relu

A ATEN

Puis Viguier, en 1875, présente un travail sur les varices lymphatiques : c'est ensuite la thèse de Desert en 1877 qu’il consacre à l’étude des lymphangiectasies. De Marquez (1879), Jourdan (1880) contribuèrent également à l’étude des dilatations lymphatiques, étude entreprise en Angleterre par Jackson (1866), Hill et Day (1869). En Amérique, citons le travail de Busey (1878) qu est un des plus complets à ce sujet.

Jusqu’à cette époque, il n’était pas encore question des lymphangiomes et ces affections étaient confondues avec les lymphangiectasies, les hémangiomes et diverses tumeurs. Dühring, dans son traité de 1883, différencia le lymphangiome tubéreux du mycosis fongoïde.

Wegner en Allemagne et Chipault en France avec sa remarquable monographie « varices lymphatiques et lymphangiome »,furent les premiers à essayer de classer le groupe des angiomes lymphatiques ; Wegner réduisant à trois lenombre des formes typiques les divisait en : simples, caverneux et cystoïdes.

Chipault,en 1889, de son côté, différenciait l’adénolymphocèle de la dilatation des réseaux lymphatiques dermiques qui pouvait être diffuse ou localisée et, au point de vue anatomique, caverneuse ou kystique.

En 1879, des dermatologistes anglais : Tilbury et Colcott Fox avaient déjà étudié des lésions dermiques vésiculeuses auxquelles ils donnèrent le nom de lymphangiectodes.

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Hutchinson (1880) décrivit deux observations analogues (vésicules à liquide clair, semblable à la lymphe; dans quelques-unes il y a de petites hémorragies). En 1883, Kôbner et encore Colcott Fox en 1889 publièrent de nouveaux cas auxquels ils donnèrent le nom de lymphangiectasie. Malcolm Morris qui étudia la même année un cas semblable de cette affection, lui donna le nom de lymphangiome circonscrit (qu'elle a conservé).

Pendant ce tems, l'Ecole de Vienne avec Hébra,

Kaposi,Biesadecki,décrivait un lymphangiome cutané, d’un type clinique différent, caractérisé par un grand nombre de petites nodosités dermiques, à surface lisse, lenticulaires, p us ou moins allongées, brun rougeâtre, assez denses, fermes, adhérentes à la peau, sans démangeaisons, sans traces de régression, desquamation ou dépression, et à laquelle ils donnèrent le nom de lymphangiome tubéreux multiple.

A ces observations s’ajoutèrent un cas semblable publié par Pospelow en 1879 et peu après un autre par Van Harlingen; cette affection s’opposait à celle décrite par les auteurs Anglais.

Toutefois le lymphangiome circonscrit finissait par être admis après ün travail important de Finch Noyes et Toôrôk établissant que le processus morbide de cette affection consistait en une prolifération de l’endothélium lymphatique avec néoformation de cavités lymphatiques.

Des observations de Schmidt, Janicson, Eliott,

ÂGES Hartzeli vinrent confirmer leurs conclusions. Donc: deux formes portant chacune le nom de lymphan- ‘giome : type Colcott Fox et type Kaposi.

En 1891, Besnier reprenant la question, écarte ‘définitivement la forme lymphangiomes tubéreux de Kaposi qu’il range sous la forme de cystadénomes épithéliaux bénins. Cette distinction fut admise à la suite d'arguments histologiques exposés par Darier et Jacquet.

Toutefois Besnier pensa qu’il y avait lieu de réviser la classification des lymphangiomes circonscrits, et à la suite d’un cas, observé par lui, à éléments vasculo-sanguins et se rapprochant des cas de Schmidt, de Colcott Fox et de Tôrôk, proposa de les distinguer du groupe, comme étant des hématangiomes. Schmidiet de Bock de Bruxelles,se basant sur une observation de lymphangiome circonscrit, mirent en doute au Congrès de Berlin de 1890 la nature lymphatique de l'affection qu'ils proposèrent d'appeler angiome kystique de la peau.

Mais aprèscette période de litige, furent publiées des observations diverses, d’un caractère semblable à la description de Noyes et Torok qui contribuèrent à mettre la question au point. Torok, dans un travail au laboratoire d'Unna, reprenait la question, révisait tous les cas précédents et confirmait par des arguments histologiques la nature lymphangiomateuse des lésions.

Peu après Freudweiler concluait dans le même

sens.

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En 1899 Brocq et Bernard montrèrent à propos d'un lymphangiome de la muqueuse buccale, que si le système sanguin est en jeu dans cette affection, celle-ci n’en est pas moins d’origine lymphatique ; et les auteurs donnent à cette maladie pour la première fois le nom d’hémo-lymphangiome ; nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce travail en décrivant ultérieurement l'observation qui en a fait l’objet.

La classification des lymphangiomes simplifiée à mesure qu'on rattachait à d’autres dermatoses des lésions qui n’en dépendaient pas histologiquement, s’est trouvée vers le commencement de ce siècle à peu près établie telle que les ouvrages modernes la décrivent aujourd’hui. Depuis cette époque, un certain nombrelde travaux ont été publiés tanten France qu'à l'étranger sur l’histologie pathologique des lymphangiomes :

Darier,, qui a bien mis la question au point dans son récent traité, distingue les lymphangiectasies des lymphangiomes circonscrits et classe ces derniers en: superficiel, dermo-hypodermique,et à forme majeure caractérisée par « des masses profondes sans limites nettes, pouvant occuper toute une région », cette forme majeure présentant fréquemment un aspect mixte (avec vésicules claires et con-

*tenant des éléments sanguins) qui justifie le nom d’hémolymphangiome.

D’après les communications et les observations que nous avons pu réunir, les auteurs se sont parti-

J. Hamel 2

culièremént intéressés à l'étude clinique, histologique et pathogénique des hémolymphangiomes et à leur traitement.

Citons en Amérique : Stokes qui décrivit un hémolyÿmphangiome du bras chez un malade présentant d’autres anomalies congénitales. Stillians (1922), Abramowitz (1926), Schwartz (1925).

En Angleterre : Reder (1920), Little (1921).

Eu Allemagne : Kallius (1927),Glaubersohn et Brünauer (1923).

En France : Hudelo et Caillau étudient en 1921 là structure histologique d'un hémolymphangiome. Citons également : Meneau, Hudelo (1921) et Jouannot (thèse dé 1925).

Nous ne citons que les travaux les plus importants; pour complément,se reporter à notre Bibliographie.

En résumé, nous constatons qu’à la suite des travaux nombreux,parus tant en France qu’à l'étranger sur ées différéntes affections, c’est seulement depuis une vingtaine d'années environ que la question des angiolÿmphangiomes à surtout été étudiée, ce cha pitre faisant tout particulièrement l’objet du travail que nous présentons. ;

Après cètte étude d'ensemble sur l’histoire des ma: ladies du système lÿmphatique, si complexe ét à la fois si intéressante par les discussions qu'elle en: traina parmi les dérmatologistes et les histologistes, il nous semble utile d'en tracer ensuite un tableau clinique et nous chercherons à bien différencier Pidentité des lymphangiomes et dés varices lym:

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