TE T.NEE
phatiques en les étudiant aux points de vue étiologique, clinique et anatomopathologique,
Dans un chapitre ultérieur, nous nous occuperons des angio-lymphangiomes (quelquefois appelés aussi hémolymphangiomes) dont une observation person-
velle d'un cas rare sera présentée en même temps.
Les lymphangiectasies.
Dans sa classification du groupe des télangiectasies, Brocq a d’abord différencié les lymphangiectasies d'ordre chirurgical ainsi que les asphyxies réticulaires ou livedo (asphyxie réticulaire d’Unna, réticulaire multiple de Pringle) ; il range les autres Iymphangiectasies dans les télangiectasies soit diffuses, soit en plaques, acquises, dépendant de diverses maladies (syphilis notamment) et plaçant les lymphangiomes et les hémangiomes dans la grande classe des nœvi, affections essentielles ou primitives.
Darier, dans son Précis de Dermatologie, distingue les varices lymphatiques ou lymphangiectasies « qui peuvent se présenter sans tumeur, à titre de lésions acquises secondaires à un processus provocant la stase de la lymphe » des lymphangiomes proprement dits, affection congénitale.
Ces lymphangiectasies acquises, dont l'étude, on le sait, fut la première en date dans l'histoire des
affections vasculaires des lymphatiques et des vais-
seaux sanguins, dépendent d'un processus morbide dont l'origine peut être retrouvée et dont nous
allons donner une idée tout à l’heure.
Elles sont caractérisées par une tendance à la diffusion, la présence d’un semis de vésicules typique, confluent, ‘et par une lymphorragie à leur niveau.
Dans le lymphangiome au contraire, il n'y a rien de semblable: c’est une néoformation constitutionnelle et innée du système lymphatique et, comme l’a dit Bonhommet, le lymphangiome est aux vaisseaux lymphatiques ce que l’angiome est aux vaisseaux sanguins.
Le Ilymphangiome est une tumeur toujours nettement délimitée, molle, fluctuante, constituée par un ensemble de lacunes communiquant entre elles comme dans un tissu caverneux.
En résumé, on ne relève qu’un caractère commun à ces deux sortes d’affections, c’est la lymphorragie; mais comme nous le verrons, ce caractère ne suffit pas à lui seul pour les identifier.
L'âge et le sexe ne semblent pas jouer un rôle appréciable dans la pathogénie des lymphangiectasies. Mais le climat a une grosse importance ; tels sont les nombreux cas de varices lymphatiques et d'éléphantiasis qu’on rencontre dans les pays chauds. Certains auteurs comme Lang, Fox, Koebner ont invoqué des causes d'ordre mécanique.
L'opinion de Besnier est qu'il s’agit d’un processus
pi
de nature variable : parasitaire (filariose), septique (pyémie) ou virulent (syphilis, cancer).
Sabouraud a révélé par des cultures la présence
du streptocoque.
En 1902, Delobel reprenant cette question, divise
les Ilymphangiectasies en congénitale, spontanée, filarienne, mécanique et symptomatique (éléphantiasis, poussées d’érysipèle) et contribue particulièment à préciser leur étiologie.
L'étude des varices lymphatiques, considérées comme troubles permanents consécutifs à des poussées d’érysipèle répétées, en a été faite par Danlos en 1901. Citons également les communications de Du Castel où l’auteur conclut que certaines lymphangiectasies sont dues au retentissement des inflammations lymphatiques et particulièrement ganglionnaires sur le système lymphatique des régions avoisinantes.
Nous retiendrons à propos de la pathogénie une étude du Dr Audain (d'Haïti) sur la lymphangiectasie permanente due à la filairede Bancroft(« v.les fièvres intertropicales ») ; c’est une affection localisée, permanente, d’origine filarienne et dont une des diverses formes cliniques, le lympho-scrotum, a attiré notre attention ; il s’agit en l’espèce d’une lymphangiectasie caractérisée par la dilatation des lymphatiques du scrotum qui présentent sur leur trajet des vésicules herpétiformes se rompant de temps à autre pour laisser échapper un liquide de nature lymphatique, de coloration variable, et se