‹ A Propos De Deux Cas D'Épidermolyse Bulleuse: DystrophiqueChapitre 15 sur 27 · LAURE AA · texte numérisé non relu

LAURE AA

observation récente de Sézary. Si la poussée est intense, elle peut s'accompagner d'une baisse de l’état général (Payne- Allworthy).

Le contenu des bulles varie essentiellement avec leur mode de production. tres

— Si la bulle survient spontanément, cas fréquents dans les formes un peu graves, le contenu est séreux, translueide, citrin; ou bien gélatineux, ne s’évacuant que difficilement, ainsi que nous l'avons observé dans notre observation I, sans pouvoir préciser la nature de cet exsudat.

— Si les bulles sont traumatiques, origine la plus habituelle, le.contenu est séro-hématique 6u même franchement hémorragique si le traumatisme a été assez violent (Weissenbach). |

— Enfin, ce contenu peut être purulent ou sinsplement louche, s’il y a eu infection d’origine externe. PES

L'évolution de ces bulles suit en. général les stades suivants :

— Apparition en quelques heures ou même quelques minutes, s'il s’agit d'un traumatisme sans phénomènes subjectifs : douleur ou prurit. Cependant, dans la forme photosensible, cette apparition s'accompagne fréquemment de prurit et de sensations de brûlures:

— La bulle une fois constituée ne tarde pas à se vider, puis à donner une croûte, hématique en l’espace de quelques jours, surtout si elle n'a pas été infectée. |

— Dans l’épidermolyse bulleuse simple, la croûte une fois tombée ne laisse aucune cicatrice. Au contraire, dans les formes dystrophiques, elle laisse des lésions atrophiques ou kystiques que nous étudierons plus loin.

* La localisation : I est à vrai dire assez abusif de «parler de localisation, car les bulles traumatiques se développent aussi bien. sur n'importe quel territoire cutané ou muqueux traumatisé. Il est évident cependant que les bulles se rencontrent avec prédilection sur les parties découvertes ou exposées aux, tiraillements ou aux. frottements : mains sur-

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