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A propos de Jacques, François et Louis-Hector de Callières [microforme]

Le « Cabinet d’Antiquités et d'Histoire naturelle » de Cherbourg possède un écrin renfermant deux anciennes miniatures sur vélin dont je ne saurais dire au juste la provenance ; très probablement, elles faisaient partie de la collection de feu M. Duchevreuil qui, achetée par la Ville en 1831, a été le commencement de notre petit musée. Une étiquette écrite à la main, déjà ancienne aussi, à juger par la décoloration de l'encre, indique que ces miniatures sont les portraits de «M. de Caillière, Gouverneur de la Ville et Château de Cherbourg et Madame son épouse ».

Vers 1840, une ruenouvellementouverte était appelée rue de Caillères /sic) en souvenir de ce personnage.

Deux autres gentilshommes du mème nom, ses fils, ont joué un rôle relativement important dans la deuxième moitié du dix-septième siècle et au commencement du dix-huitième, le premier, François, membre de l'Académie française, comme diplomate, le second, Louis-Hector, comme Gouverneur du Canada, dans des circonstances difficiles. Leur père, Jacques, tout en remplissant ses devoirs militaires, s'était fait un nom parmi les lettrés de son temps. Tous les trois, le pèx

par les fonctions qu'ii y occupa et les alliances qu'il y contracta, peut-être aussi par sa naissance, les fils par leur naissance.

Un enchaînement de circonstances, qu'il est inutile de retracer, mais que j'appellerai des circonstances heureuses à cause des agréables relations épistolaires qu'elles m'ont procurées avec plusieurs personnes, m'a mis à même de donner sur la famille à laquelle appartenaient ces trois personnages quelques renseignements qu'on ne trouve pas dans nos historiens locaux, et, surtout, de redresser, dans l'intérêt de la vérüé historique, quelques erreurs provenant d’un sentiment exagéré de patriotisme de clocher.

Tout d'abord, comment doit-on écrire le nom de l'ancien gouverneur de Cherbourg? Sur d'anciens parchemins, de vieux titres de famille, on trouve souvent Caihères ; les différents biographes écrivent Caillière, comme sur l'étiquette qui accompagne nos deux miniatures, Caillières, Caillères, etencore Callières. C'est cette dernière orthographe qui est usitée par les représentants actuels de la famille, d'accord en cela avec une lettre tout entière de la main de François de Callières, en date du 14 avril 1697, faisant partie de la collection d’autographes de notre regretté confrère, M. Henri Moulin (1).

Rappelons rapidement ce qu'on trouve dans nos annalistes sur Jacques de Callières et ses deux fils, François et Louis-Hector (2).

(1) Les deux de Callières, Jacques et François, par H. Moulin, in-80, 23 p., Caen, Le Blanc-Hardel, 1883.

(2) Jacques avait, en outre, le prénom de Jean, ainsi que le témoigne la mention, sur un registre de l’église Sainte-Trinité de Cherbourg, de son inhumation, le 13 juin 1662, M. H. Moulin donne aussi le prénom de Jean au second fils de

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