AU SUJET DES DE CALLIÈRES
Callières », par M. Benjamin Sulte (1), ce dernier reproduit in-exlenso les dispositions contenues dans le testament que le gouverneur du Canada, gisant sur son lit de mort, le 23 mai 1703, dicta à Me Louis Chamballon, notaire royal à Québec; on y lit, entre autres choses, que le mourant « désire que son cœur soit séparé de son corps et mis dans une boîte de plomb ou d'argent pour être gardé jusqu’à ce que M. le
marquis de Callières, son frère, ait fait connaître son avis ».
Plus loin, il « délaisse tous ses biens au marquis de Callièes, son frère, qui est son seul et unique héritier. » D'après ela, il est difficile de nier que François fût en possession du itre de marquis. Ce titre après sa, mort passa à ses cousins
“de Saintonge, les Callières de Clérac. D'après M. Vigen, ils
‘auraient commencé à le porter que sous la Restauration. cette opinion, j'opposerai deux lettres que j'ai eues entre les mains au château de Bonnières, datées de Besançon, ‘une du 1°" août 1779, l’autre du mois d'octobre (la décoloration e l'êèncre ne permet pas de préciser la date, mais la chose ‘a aucune importance) de la même année, écrites par Raphaël le Callières, chevalier de Saint-Louis, officier supérieur au égiment de Bourbon-Cavalerie, appartenant à la branche mère, celle des Callières de Clérac. Ces deux lettres n'étaient as sous enveloppe, mais simplement pliées, et cachetées, à a cire rouge, avec un cachet aux armes des Callières de Jérac (d'argent à trois fasces contrebaissées de sable), ccompagnées d'une croix de Saint-Louis et surmontées ‘une couronne de marquis. Raphaël était chevalier de jaint-Louis, mais, le titre de marquis appartenant à son frère iné, la présence de la couronne s’expliquerait par une blérance comme celle dont je parlais tout à l'heure. Il est lien possible aussi que Charles, l'aîné, également militaire et evalier de Saint-Louis, eût donné son cachet à son frère, u l’eût autorisé à s’en servir. Quoiqu'il en soit, il y a ce fait Brtain qu'en 1779, le titre de marquis existait chez les allières de Clérac.
Dans une brochure, publiée à Paris, en 1864, chez les braires Aubry et Dentu, sous le titre de Catalogue des
(1) Le National, Lowell, Massachussets, E.-U, d'Amérique, juillet 1890.
pe dense am. DRE