‹ A propos de Jacques, François et Louis-Hector de Callières [microforme]Chapitre 6 sur 8 · QUELQUES MOTS ENCORE · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS ENCORE

bien n'être qu’un cachet de fantaisie, d'une date récente : cette opinion me parait peu soutenable. Si un membre quelconque de la famille de Callières avait fait graver ce ! cachet à une époque peu éloignée de nous, sous la Restauration par exemple, au lieu d'y faire figurer des armes de familles normandes alors que la famille ne comptait plus de | proches parents en Normandie, n'avait plus avec cette |! province que des rapports de plus en plus éloignés, depuis la mort de François, le diplomate académicien, arrivée en 1717, c'est-à-dire un siècle auparavant, n'aurait-il pas plutôt « choisi les écussons des familles de la région, Saintonge, ! Angoumois, Périgord, etc., avec lesquelles la sienne était # alliée par de nombreux mariages ? La chose me parait si logique que je la considère comme certaine.

Ce cachet n'est pas récent ; il doit remonter au dix-huitième ! siècle, et je ne serais pas éloigné de croire qu'il aurait ! appartenu à Louis-Hector, le gouverneur du Canada, mort À en 1703, dont la mère était une Potier de Courcy, proche M parente des Du Châtel; il y avait probablement des liens de parenté rapprochée entre les Rouveraye et ces deux familles, et, enfin, une des sœurs de Louis-Hector avait épousé un A La Rochefoucauld. Le cachet porte une croix de Saint-Louis, M et le gouverneur du Canada avait été un des premiers cheva- k liers nommés après la création de l'Ordre. Le point M embarrassant est, il ne faut pas se le dissimuler, la couronne de marquis dont le cachet est timbré; mais si je ne fais M erreur (car je confesse sincèrement mon peu de compétence en pareille matière), on voit des exemples de couronnes M diverses, de ducs, marquis, comtes, des tortils de baron, accompagnant les écussons de gentilshommes qui, en réalité, M n'avaient pas droit à ces titres lesquels étaient la propriété M

d'un seul des membres de la famille ; si d'autres membres se M

paraient de ces distinctions, c'était uniquement une affaire de # tolérance de la part des titulaires.

Sur l'inventaire de ses biens qu'il laissa en mourant à l'HÔ- M tel-Dieu de Paris, dont j'ai vu une copie chez Madame de Callières, on donne le titre de marquis à François, l’académicien, mort en 1717. Dans une étude sur « Louis-Hector de

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