LA DURÉE DE LA MALADIE semble abrégée. En effet
la première injection de sérum amène une chute de tem-
pérature, chute qui se renouvèle avec chaque injection, et si l’on peut faire méthodiquement la médication sé-
rique on voit les accidents s’atténuer et s’effacer d’une façon si rapide, que l’on fait en quelque sorte avorter la maladie (Observ. VIII, IX, XIX, XV, XIX).
5. Que faut-il penser de l'influence du traitement sérique sur LES SÉQUELLES MÉNINGITIQUES? Pour notre part, sauf un cas de paralysie faciale (Observ. XIX), nous n'avons pas eu à constater de séquelles chez nos malades guéris. Toutefois on en a signalées.
I] est logique, croyons-nous, de ne demander au sérum que ce qu'il peut donner. Il est bien évident que si le sérum détruit le microbes et ses toxines, il est impossible de lui demander de réparer les désordres qui
ont été faits avant son action.
L'examen des moelles des malades qui ont succombé est probant à cet égard. On ne peut guère espérer en effet que le traitement par le sérum fera disparaître ces longues trames d’adhérences et ces altérations anatomiques des méninges et de la moelle, baignées dans un pus virulent.