‹ À propos de l'épidémie de méningite cérébro-spinale de Rennes 1909Chapitre 18 sur 19 · ST LS · texte numérisé non relu

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Si le malade est jeune et vigoureux, peut-être pourrat-il ultérieurement réparer ces altérations; peut-être aussi sont-elles indélébiles ! j

Nous sommes amené à penser qu’une application précoce de la sérothérapie aura le double avantage de racourcir la durée de la maladie et d'empêcher la formation de ces désordres anatomiques, qui entraîneront plus tard des séquelles plus ou moins graves; désordres anatomiques qui ne sont en général que le résultat d’une suppuration prolongée.

6. Nous avons pu constater par la statistique hospitalière que la sérothérapie abaissait le TAUX DE LA MOR- TALITÉ. Autrefois bien rares étaient les cas qui guérissaient; aujourd’hui, non seulement les cas bénins sont guéris par la sérothérapie, mais encore de ces cas graves qui autrefois ne pardonnaient pas.

Nous avons observé quinze guérisons sur vingt-cinq cas observés, et si notre statistique n’est pas meilleure, peut-être le devons-nous à cette irrégularité de traitement qui nous a été imposée par les événements.

Pour que la sérothérapie anti-méningococcique pro: duise intégralement son effet, trois conditions nous semblent indispensables :

1. Que le diagnostic soit fait très tôt après le début de la maladie ;

2. Que les injections de sérum soient faites dès que l’on note la purulence du liquide céphalo-rachidien, (si le diagnostic n'est pas confirmé dans la suite, elles ne seront pas nuisibles) ;

: . je Pipétées tant La les sumptômes méningés existent encore ;

| Dans de telles conditions, le traitement par la séro-

thérapie, ne pourra donner et ne nous à donné que d’ex-

cellents résultats.

Vu : Le Président de Thèse :

THOINOT.

: Vu: Le Doyen, … LANDOUZY.

; Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

ERA Re LATIARD.

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