Relation citée, p
5. Idem, p. 10. Bien que cette Relation puisse paraître présenter un certain caractère officieux, sinon officiel, ce serait à tort, croyons-nous, qu'on en suspecterait la valeur documentaire. On sait en effet par ailleurs et par d'innombrables témoignages combien le peuple de France était, sous l'ancienne monarchie, fidèlement attaché à la personne du Roi très expressément considéré comme le père de ses sujets (cf. Frantz Fiinck-Brentano, L' Ancienne France. Le Roi (1912), p. 358-362,
Les dames de la halle de Paris tinrent à honneur, aussi bien que l'honnête corporation des Charbonnières, de s'associer à ce loyalisme populaire.
.r n'ont pas eu 1' bonheur extrême D'contribuer pour son berceau ; Mais le bercer d" net' main même SVait pour nous l'sort le plus beau. Car, pour la Famiirroyale Les esprits, les cœurs sont chauds Chez les dames de la halle A Paris comme à Bordeaux L
Ces vers font allusion à un épisode des Mémoires d'Outre- Tomhe qu'une correspondance inédite actuellement entre nos mains - permet de compléter. « Quelque temps, écrit Chateaubriand, avant les couches de la princesse, trois dames de la halle de Bordeaux, au nom de toutes les dames leurs compagnes, firent faire un berceau ^ et me choisirent pour les présenter, elles et leur berceau, à Madame la duchesse de
364-371). Or, ce sentiment, pour être assurément moins unanime depuis la Révolution et l'Empire, ne laissait point cependant d'être encore assez vivace sous la monarchie restaurée, tant dans le Bourbon, qu'il fût Louis XVIII ou Charles X, on apercevait avant tout le descendant légitime et le continuateur (Fllenri IV, c'cst-à-diie du plus populaire en même temps que du plus essentiellement français de tous nos rois; cela est si vrai que le souvenir du Béarnais, si fréquemment invoqué au cours de la Relation, Test également dans l'éloquente lettre de Chateaubriand reproduite ci-après.