‹ A propos de la naissance du duc de BordeauxChapitre 8 sur 9 · Mi'ninirpx (iOuli-i'-Toinlje, I\', p. 106-lti!S · texte numérisé non relu

Mi'ninirpx (iOuli-i'-Toinlje, I\', p. 106-lti!S

voyage de Paris, que je mets au nombre des plus beaux jours de ma vie ; étrangère à cette souscription comme je l'aurais été à celle du berceau si l'idée avait été de tout autre que moi, mais l'ayant conçue et en ayant fait part aux dames de la halle, il était indispensable que je lui donnas (s/c)une suite ainsi qu'au choix que j'avais fait de vous, Monsieur le Vicomte, pour nous présenter à leurs A. R. ; l'espoir que je me faisais était de donner une preuve au monarque que tous les royalistes de France savent apprécier l'importance de vos conseils et que leur désir serait que vous fussiez, Monsieur, le premier marchepied dun trône dont vous êtes le plus zélé défenseur.

Je n'ose pas, Monsieur le Vicomte, entrer dans de longs détails sur le sentiment d'affection que le peuple de Bordeaux porte à la famille royale, ni vous dire combien le choix de nos électeurs nous a fait de plaisir. D'autres que moi vous en auront fait un détail plus correct, mais ils ne vous auront pas dit combien vous avez de droits à la reconnaissance de celle qui sera toute sa vie,

Monsieur le Vicomte,

Votre plus affectionnée servante,

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x\u duc de Bordeaux, dont la naissance avait été ainsi entourée de tant d'acclamations et de tant de manifestations diverses du loyalisme populaire, les destins furent contraires : les <( plus zélés défenseurs » de sa maison ne purent empêcher V Enfant du Miracle d'achever tristement ses jours loin de son pays, loin du trône de ses pères-. En vain son aïeul Charles X avait-il, lors des événements de 1830, disposé de sa couronne en faveur d'Henri V : « On ne donne des couronnes que lorsqu'on les possède, et les hommes cassent le testament de l'adversité '^. »

1. La signature seule est autographe. Et elle est d'une femme qui, sans doute, ne devait pas écrire beaucoup de lettres.

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