L. C. R. Benjoin subpositif ; B.-W. négatif
HISTOIRE DE LA MALADIE : Début ex août 1921 : picotements dans les deux mains. Mars 1922 poussées évolu-
tive : fourmillements sur tout le corps, particulièrement au
niveau des doigts et de l'abdomen. Quelques jours après : cécité de l'œil gauche, presque complète en deux jours.
M. Poulard fait le diagnostic de névrite rétro-bulbaire ; à la même époque, la démarche devient hésitante, les mouvements des mains deviennent difficiles ; le malade accuse un certain degré de fatigue.
EXAMEN DE M. G. GUILLAIN (avril 1922) : incoordination du membre supérieur gauche. Tendance au Romberg. Exagération des réflexes tendineux des membres infé-
rieurs, Surtout à droite. Clonus du pied et signe de Ba-
binski du côté droit. Réflexes cutanés abdominaux existent, mais très diminués. Troubles de la sensibilité vibratoire. Pupille droite normale ; pupille gauche ne tient pas la contraction lumineuse. Liquide céphalo-rachidien : 2 lymphocytes ; albumine : 0,22. Réactions de Bordet- Wassermann négative. Réaction du benjoin colloïdal 21? |
Avril 1922 : malade confiné au lit par l'intensité de la
contracture ; paraplégie spasmodique en extension ; hyperréflectivité tendineuse bilatérale très marquée. Clonus du pied bilatéral. L'extension du gros orteil est provocable à distance dans toute l'étendue de la zone sacrée. Dysmétrie aux membres supérieurs. Ataxie du tronc. Grosse diminution de l’acuité visuelle à gauche. Décoloration du segment temporal de la papille. (M. Cerise).
Obs. VII. — (Thèse de Marquézy 1924). — Observation 40. — (Résumée, communiquée ‘par M. G. GŒUILLAIN).
M. B..., 43 ans. Sclérose en plaques. Débat à 21 ans
par névrite rétro-bulbaire gauche. Rémission de 10 ans ; à
31 ans, névrite rétro-bulbaire droite. A 43 ans, apparition d’une paraplégie spasmodique. Antécédents aucune maladie antérieure. -
HISTOIRE DE LA MALADIE : 1901 (21 ans). Névrite rétrobulbaire gauche (D' Trousseau) Réaction de Bordet-Wassermann dans le sérum sanguin négative. Traitement : injections de biodure de mercure. Amélioration.
Dix ans plus tard. 1911 : Névrite rétro-bulbaire droite, diagnostiquée par M. ae Lapersonne. Réaction de Bordet- Wassermann dans le sang négative. Même traitement, amélioration. L .
1920. Diplopie. Paralysie faciale gauche ; amélioration rapide. Examen du liquide céphalo-rachidien normal.
Mai 1923 : paresthésie des membres inférieurs, difficulté de la marche.
Décembre 1923 : nystagnrus. Démarche ataxo-spasmodique. Force segmentaire normale ; hyperréflectivité tendineuse des membres supérieurs et inférieurs ; clonus du pied bilatéral. Inversion du réflexe cutané plantaire des deux côtés ; abolition de réflexes cutanés abdominaux.
- Aucun trouble sensitif : sensibilité vibratoire normale.
Cette dernière observation est particulièrement intéres-
un A
sante. L'apparition d'une névrite rétro-bulbaire dun côté opposé après un intervalle de 10 ans est déjà un point digne d’être mentionné. Mais il faut insister sur l'apparition tardive des autres signes lle la maladie. Ce n’est que 29 ans après le début de l'affection que sont survenus les premiers troubles moteurs.
Les faits signalés par Fleischer (1908) sont de même ordre : sur 24 malades atteints de névrite rétro-bulbaire aiguë suivis à la clinique ophtalmologique de Tubingen (malades jeunes, dont le tiers n'avait pas dépassé 21 ans) il note chez 14 d’entre eux l’apparition ultérieure d’une sclérose en plaques indiscutable, 9 d’entre eux revus 3 ans après n’en présentaient aucun signe, mais il y a lieu de remarquer qu’il est difficile de préjuger de l’évolution, puisque chez les 13 premiers malades, la maladie ne fut confirmée que 8, 10,12, ans et même 14 ans après l’identification de la névrite rétro-bulbaire,
Tout récemment (octobre 1923), G. Weil, de Strasbourg, a apporté à cette question une contribution intéressante. Sur 22 malades atteints de névrite rétro-bulbaire aiguë, examinés très soigneusement au point de vue neurologique, 12, dès le premier examen ontété reconnus atteints de sclérose en plaques. Chez 5 autres de ces malades revus 5 ans après,on pouvait faire le même diagnostic ; 5 n’ont pu être être examinés ultérieurement.
Aussi, pour ces raisons, nous croyons-nous autorisé à réserver le pronostic de l'observation suivante, que nous tendrions à considérer comme une forme oculaire de sclérose en playues.
Obs. VIII. — {Thèse de Marquézy 1926) — Observations 41. - (Résumée, communiquée par M. ŒUILLAIN).
M. X..., 23 ans (1923). Névrite rétro-bulbaire bilatérale.
HISTOIRE DE LA MALADIE: 1920. Ambliopie très mar-
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