‹ A propos de la sclérose en plaques à début oculaireChapitre 32 sur 35 · SAN · texte numérisé non relu

SAN

Obs. XIII. — (Thèse de Veiter, Paris 1912. Obs. LVI).

F. L. commis d'octroi, Âgé de 42 ans. Entré le 2 février 1911 à la Salpêtrière, salle Prus. Rien à noter dans les antécédents héréditaires et personnels.

Début de la maladie en 1896 par une diminution de l’acuité visuelle de l’œil droit.On porte le diagnostic de névrite optique et on institue une traitement ioduré.

En 1904, après une amélioration, l’acuité visuelle diminue à nouveau. Quelques temps après apparaissent des douleurs dans les membres inférieurs, douleurs augmentées par la marche et la fatigue.

Un traitement mercuriel continué jusqu’à la fin de 1909 n’a amené aucune amélioration.

ETAT ACTUEL. — 3 février 1911. Conservation de la force

musculaire. Marche difficile, très spasmodique, non ébrieuse.

Pas de signe de Romberg ; pas d’incoordination ; pas de tremblement intentionnel notable.

Légers troubles sphinctériens (incontinence).

Sensibilités superficielles et profondes normales partout, à tous les modes. >

Réflexes rotulien et achilléen très exagérés des deux côtés.

Extension de l’orteil bilatérale ; quelques secousses des clonus. = ‘

Réflexes tendineux des membres supérieurs tous très affaiblis sauf l’olécranien gauche qui est nettement exagéré.

Réflexe crémastérien aboli à droite, très faible à gauche.

Réflexes abdominaux abolis des deux côtés.

Etat psychique normal.

Pas d’altérations appréciables de la parole.

Pas de lymphocytose rachidienne. Réaction de Wasser mann négative (D' Sicard).

EXAMEN OCULAIRE. — Pas de ptosis.

Pupilles régulières, pas d’anisocorie, pas d’hippus. Ré-

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