‹ À propos de la séparation des églises & de l'étatChapitre 60 sur 78 · COMITÉ DE PATRONAGE · texte numérisé non relu

COMITÉ DE PATRONAGE

Comte Eugène de LUR-SALUCES, Président.

MM. Augry-Vrrer ; A. BAuMANN, exécuteur testamentaire d’Auguste Comte ; Dom Besse, de l'Ordre de St-Benoit: Paul Bouréer, de l’Académie Française ; André Burrer; le Duc des Cars ; Carrenar ; Léon Dauper; DELALANDE ; Facxrez, de l'Institut; Janicor, directeur de la Gazette de France ; le Comte de KenrmaiNGanr ; le Marquis de La Tour-pu-Pix LA Cnance; Docteur LE Fur ; Arthur Loru, directeur de la Vérité Française ; le Marquis A, de Lur-Sazuces ; le Baron de MaANpaAT-GRANCEY ; le Colonel KF. de Parsevaz ; Paul Rogain ; le Marquis de Rosaxpo ; le Comte Bernard de VEsixs.

Secrétaire-Général: M, Louis Dimrer, agrégé de l’Uni-

versité, docteur ès-lettres,

Continuant son œuvre d’éxamen rationnel

et de reconstitution nationale, de critique

(1) Les hommes dont le catholicisme français accepte la collaboration sont arrivés à un degré d’in-

libre et de synthèse organisée, la LIGUE D'ACTION FRANÇAISE ouvrira, le 14 février 1906, un Institut d'Enseignement supérieur.

Nombreux sont les jeunes Français qui se doutent de l’éducation mensongère, du savoir incomplet, des méthodes débiles que dispense persévéramment, religieusement, l’enseignement officiel. Les pouvoirs publics se sont faits depuis cent ans marchands de sagesse et administrateurs de sciences. De même que, depuis trente ans, leur Parlement, créature et esclave de l’Étranger, s'applique à réaliser un programme de dépècement national, de son côté, l'autorité académique, l'influence uni-

versitaire a été peu à peu usurpée, confisquée

cohérence dont on ne saurait donner une idée sans mettre les documents sous les yeux des lecteurs.

Le programme ci-dessus a une importance hors de pair puisqu'il constitue un manifeste dont tous les termes ont été longuement pesés et étudiés.

Colère, intolérance, haine, paresse, orgueil, on y trouvera tous les stigmates de l'impuissance et de la folie, tout, sauf un signe de santé physique, intellectuelle ou morale, tout, sauf un souvenir, si lointain qu'il soit, je ne dirai pas de l'Évangile, mais de la haute signification du mot « Catholique ».

et monopolisée par les plus ardents ennemis de la tradition ou de l'intérêt de la France, ils sont à peu près seuls les maîtres de toutes les chaires constituées aux frais publics ; la Finance internationale leur permet d’élever, en outre, des chaires libres où se débite tout ce qu'on n'ose pas encore enseigner au nom de l’État. Ce qu’on enseigne ainsi s'appelle historiquement la Révolution, philosophiquement l’Anarchie, pratiquement la destruction de la Société et de notre Patrie.

Deux moyens ont servi cette fin de politique cosmopolite : le silence et le faux.

C’est avec la conspiration du silence, c’est par le système du faux que l’on est arrivé par exemple à ce résultat volontaire et délibéré de faire ignorer aux jeunes Français :

1° La substance de la doctrine catholique.

— Pourquoi? Parce que cette doctrine est traditionnelle et organisée ;

2° La substance de la politique positive d’un Auguste Comte. — Pourquoi? Parce qu’elle est organisatrice et qu’elle conclut à

la tradition ;

3° La substance des doctrines historiques d’un Fustel de Coulanges.— Pourquoi? Parce que ces doctrines proposent une vue scientifique satisfaisante de l’histoire de France et conduisent au respect raisonné de nos traditions.

L'ACTION FRANÇAISE a réussit plus d’une fois à détruire, à force de manifestations et de polémiques, les puissants effets du silence hypocrite ou du mensonge audacieux combinés par de faux savants, des philosophes hallucinés, des historiens sportulaires et des théologiens protestants. Mais ce ne furent là que des faits isolés. Un Institut sera un générateur permanent de toutes les rectifications nécessaires, Il dirigera contre les juifs, les protestants, les métèques et les maçons, une série d'opérations scientifiques et littéraires, historiques et philosophiques. Il aura en face de ces groupements étrangers les mêmes avantages qu'eux : l’organisation, la durée.

Nous convions à nos cours, à nos travaux pratiques, les jeunes Français qui ne veulent pas se laisser absorber par les suppôts de Londres, de Berlin, de Genève et de Jérusalem.

ie)

Deux articles saluant le départ de M. Loubet

Content |!

« La transmission des pouvoirs a manqué de simplicité et de majesté.

« Les journaux du Bloc ont beau dire le contraire, en s’efforçant de paraître émus, suivant la consigne : tout un déploiement de police, des escadrons de cuirassiers, des salves d'artillerie, non ce n’est pas simple. La majesté faisait aussi défaut ; d’abord M. Fal-

lières était là. Et cet‘e arrivée sonore, en ca-

(1) Article de l'Univers du 20 février. Abonnements : 25 fr. par an pour la France, 36 fr. pour l’étranger. 10 centimes le numéro. Administration: 47, rue Cassette, Paris. Voir aussi le suivant.

L'ANPE

MA

valcade, des présidents l’un reconduisant l’autre, dans la modeste rue Dante, au milieu des camelots qui criaient la photographie d'Emile, et de la foule qui se bousculait, goguenarde, évoquait surtout l’idée d’un spectacle gratis pour bonnes d’enfants

Il faudra trouver autre chose la prochaine fois. On a le temps d’y réfléchir. A moins que... Mais si le départ de M. Fallières se trouve précipité, le protocole n'aura sans doute pas besoin d'en régler la cérémonie.

« Les petits discours de l’entrant et du sortant n’ont pas détonné. Ce fut assez laborieusement plat pour être conforme à l’ensemble.

Et comme il fallait, à aussi, une pointe de ridicule afin quele cachet fût observé en tout, M. Loubet, qui a le pleur facile, ne put terminer son allocution sans que sa voix fléchit et que ses yeux répandissent quelques larmes sur la moire de son grand cordon.

« On devrait lui mettre une serviette en pareille circonstance.

« N’allez point vous y tromper, toutefois ;

M. Loubet, redevenu simple citoyen, est con-

tent. Son discours d’hier nous confirme dans la pensée que nous avions : qu’il ne voulait réellement pas d’un nouveau séjour de sept ans à l'Elysée. Il a joué franc jeu. I n’a point dit qu'il était résolu à partir pour qu’on le retint et faire ainsi figure d'homme nécessaire. [Il trépignait de s’en aller rue Dante et à la Bégude.

« Cest la seule excuse, c'est même la seule explication que l’on puisse trouver à l’inconscience de ses paroles d’adieux. Il faut que l’ancien président ait été dans tout l’enivrement d’une véritable délivrance, pour perdre la mémoire et a notion des réalités jusqu’au point de tenir un pareil langage. Comment, il déclare qu'il a voulu rétablir entre tous la paix, la concorde et l'union ! C’est le but qu’il se proposait en devenant le premier magistrat de la République. Et il ajoute, à haute et intelligible voix, devant la France, qu'il se rend la justice d’avoir à cette tâche consacré fous ses efforts! C’est lui qui parle, l’homme qui a toujours pleuré, maistoujourssigné, l’homme

qui nous a donné M. Combes! Il n’y a que la

joie pour égarer si complètement l’esprit.

« Allez-vous-en, Monsieur. Jouissez de vos économies et de votre château. Ne vous inquiétez pas de toutes les détresses morales et matérielles que la complicité de votre coupable et répugnante faiblesse a permis, durant sept cruelles années, d’amonceler sur la France.

Vous êtes content ; c’est entendu. Il n'y apas de quoi.

« Pierre VEUILLOT. »

Transmission du pouvoir.

« Un grandévénement vient des’accomplir.

La Gascogneest entrée hier à l'Elysée. Et c’est désormais la Gascogne, au lieu de la Provence, qui distribuera les faveurs, haranguera le peuple, inaugurera les chemins de fer, promulguera l’anticléricalisme, offrira aux monarques en visite les Gobelins et aux monarques

visités les danseuses de Léonard,

(4). Article de la Vérité Française du 21 février. Abonnements : 35 fr, par an pour la France, 46 fr. pour l’étranger. 10 centimes le numéro. Administration, 2, rue de Fleurus, Paris. Voir aussi le précédent.

« Les exégètes de la Constitution disent à tout propos : « Le président de la République n’a aucun pouvoir; le président de la République ne peut rien. La Constitution lui he les bras. » Le Protocole, qui n’est pas de cet avis, a organisé une cérémonie de transmission qui ne fut point dénuée d'originalité puisqu'elle permit à M. Loubet de transmettre à M. Fal- lières une chose qu’il n’avait pas.

= « On entend d'ici le dialogue : « Je vous « abandonne, mon cher successeur, le pouvoir « de n’enavoir pas. — J’accepte, cher prédé- « cesseur, le pouvoir dene pouvoir rien. » Et les maisons civiles s’inclinèrent pour dissimuler un pleur, et les maisons militaires s’attendrirent, et les troupes présentèrent les armes, et les édifices publics furent pavoisés, et le canon tonna ; cependant que le télégraphe transmettait — lui aussi — aux deux hémisphères l’allocution des potentats.

« Si le protocole eût été aussi féru de la vérité que de l’étiquette, ce n’est pas une escorte de cuirassiers qu’il eût donnée aux pré-

sidents, mais une escorte de crocheteurs. Le

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