‹ À propos de la séparation des églises & de l'étatChapitre 61 sur 78 · HAT · texte numérisé non relu

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crochet est le symbole par excellence du septennat Loubet — crochetage des monastères avec Waldeck, des couvents avec Combes, des églises avec Rouvier — et, comme Fallières doit continuer Loubet, le crochet demeurera le symbole du septennat nouveau.

« Celui qui sort au bruit des portes enfoncées des sanctuaires trace la voie à celui qui entre au son du tocsin.

« Loubet cherche le repos. Il redevient simple électeur pour oublier. En quittant l’enfer politique, il compte, rue Dante, trouver le paradis. S'il est homme de cœur et s’il lui reste un fond de simple honnêteté bourgeoise, il ne trouvera ni repos, ni oubli. Il aurait pu, en se déposant lui-même, en disparaissant librement, exemple bien rare dans une démocratie, emporter dans sa retraite l'estime de beaucoup et le respect de tous.

« I] lui aurait suffi pour cela de ne pas se faire, au cours de deux législatures, l'exécutif de la franc-maçonnerie et le signataire impassible de ses décrets haineux.

« Loubet a préféré abdiquer sa volonté de-

vant celle des loges ; il portera jusqu’au bout la peine de sa docilité criminelle, et son nom est voué à la même réprobation patriotique que celui du Bloc qui l’élut. Il vieillira sans gloire, mais non pas sans remords.

« Les souvenirs royaux qui meublent son foyer et au milieu desquels 1l compte revivre ses voyages et ses galas, n’effaceront pas de. son esprit la troublante vision du Pape outragé, de l'Eglise répudiée, de la France affaiblie, désagrégée, exacerbée par lui.

« Et s'ils pouvaient l’effacer, la réalité serait là pour lui rappelerses méfaits.

« La guerre religieuse qui s'allume, [es déchirements intérieurs qui s’accentuent, les saintes révoltes qui se dessinent, parleront plus hautet plus fort que les fastueuses réminiscences des baise-mains de souveraines ou l'évocation des brillantes parades de cosaques, de highlanders et de bersaglieri.

« Plus d’une fois, sans doute, le pauvre homme gémira sur les injustices qu’il a permises, sur les exactions qu’il a tolérées, sur

les lois qu’il a promulguées. Plus d’une fois lui

apparaîtra, terrible, sa complicité incessante avec les ennemis de l’armée et de la patrie, de l’Eglise et de la société ; plus d’une fois, nôus voulons le croire, il déplorera les suites, dès aujourd’hui tangibles, de l’apostasie de la France et de cetteruptureavec Rome dontil resteraaux yeux del'histoireleresponsableauteur.

« La maison de la rue Dante sera une maison hantée. Si l’ancien président a une conscience, le remords logera sous son toit ; s’il n’en a pas etsi son œuvre lui semble, hors de l'Elysée, aussi recommandable que lorsqu’il Pexécutait sous le regard de Combes ou de Rouvier, c’est que vraiment il était digne de présider à l’amoindrissement de la France et à la déchéance du pays.

« Sa magistrature a démontré qu’un président de la République ne peut pas faire le bien, mais qu'il a toute licence pour accomplir le mal. C’estce pouvoir du mal que Loubet, devant les représentants des deux Chambres, a transmis hier à Fallières, son héritier. Celui-ci, pour ne point déchoir, a confirmé

‘aussitôt son mandat à Rouvier.

« La franc-maçonnerie poursuit son règne et la République sa course à l'anarchie. L’installation du nouveau président coïncide avec la publication de l’encyclique vengeresse de Pie X : l’anathème pontifical ouvre le sep-

tennat. »

SAINT-GAYRAC (1).

(1) Le même journal, La Vérité Française, avait déjà publié, dans son numéro du 19-20 février, une poésie que je n’ose reproduire par respect pour les lecteurs.

En voici la dernière strophe :

Allez abriter votre honte

A la Bégude, aux pares fleuris, Assuré que jusque-là monte L'écho lointain de nos mépris.

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