‹ À propos de quelques cas d'Épididymites primitives chroniques à staphylocoquesChapitre 12 sur 16 · ONE · texte numérisé non relu

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éviter au maximum les causes d'erreur, paraît-il préférable de suivre la technique suivante :

On fait d’abord uriner au malade 30 à 40 ce. d’urine, pour faire un premier nettoyage de la fosse naviculaire.

On fait ensuite un nettoyage soigné du gland, du méat et de la peau de la verge avec une solution d’alcool.

On lave l’urèthre antérieur avec une solution d’oxycyanure de mercure à 1/4.000 et on injecte avec une seringue 2 ce. d’alcool à 80° dans la fosse naviculaire. Cette dernière manœuvre produit une sensation de euisson, d’ailleurs passagère.

Le malade est alors sondé très aseptiquement, on laisse s’écouler les premiers centimètres cubes d’urine et on recueille environ 50 ce. dans un matras stérile, d’où on les examinera après centrifugation et on les ensemencera sur les milieux usuels.

On retire la sonde. On masse la région prostato-vésiculaire, et immédiatement après, le malade urine à nouveau dans un flacon stérile. Cette urine, contenant la

sécrétion prostatique, devra être également examinée après centrifugation et cultivée.

La bactériurie est assez inconstante. L’examen de la sécrétion prostatique montre presque toujours un peu de pus et parfois des staphylocoques à l’examen direct; la culture, par contre, a toujours été positive.

Ces faits plaident en faveur d’une prostato-vésiculite fruste puisqu'elle ne modifie pas la prostate dans son volume, sa forme ou sa consistance. De plus, la virulence des germes doit être atténuée puisqu'il n’y a pas d’uréthrite.

Le fait que la bactériurie est inconstante mais que la culture de la sécrétion prostatique est souvent positive

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