INTRODUCTION
Moins fréquentes que les épididymites banales et les orchi-épididymites à staphylocoques secondaires à un foyer suppuré, les épididymites primitives staphylococciques sans lésion uréthrale présentent une allure très particulière.
Négligeant les formes très rares aiguës ou subaiguës, qui touchent le testicule autant que l’épididyme et qui évoluent rapidement vers la guérison par résolution, nous nous attacherons à l’étude des formes chroniques qui simulent à s’y méprendre la tuberculose de cet organe et qui présentent un triple intérêt :
-— diagnostique, par la difficulté à les distinguer des lésions tuberculeuses,
— pronostique, par la bénignité habituelle de leur évolution,
— ihérapeutique, par l’abstention opératoire et la guérison par le traitement médical.
Seules quelques formes récidivantes sont justiciables d’une épididymectomie, si le traitement de la prostatite qui entretient la présence du germe a été impuissant. Mais c’est une éventualité exceptionnelle.
Les formes envisagées sont d’un diagnostic difficile, la localisation génitale épididymaire étant un signe souvent unique, en tout cas prédominant.