‹ À propos de quelques cas d'Épididymites primitives chroniques à staphylocoquesChapitre 9 sur 16 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les observations de von Biland en 1905, la magistrale clinique de M. le Professeur Quénu en 1909 sur « Les orchi-épididymites aiguës au cours des staphvylococcémies », l'observation de M. le Professeur Chevassu en 1920, ont trait à des malades qui présentaient des signes de staphylococcémie avec hémoculture positive et où l’épididymite n'était qu'un épiphénomène au cours d’un état septicémique parfaitement caractérisé.

Nous retiendrons les observations d’épididymites primitives chroniques à staphylocoques qu'ont bien voulu nous confier le Docteur Gouverneur, chirurgien de l’H6sital Necker, et le Docteur Charles Motz, Assistant à l'Hôpital Necker, qui nous a inspiré ce travail.

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OBSERVATION ! (D° Ch. Motz) M. D... (Georges), 30 ans.

Le début de laffection remonte à novembre 1931. Après quelques frissons, le malade constate une élévation de température et s’alite.

L'état reste stationnaire pendant une dizaine de jours, et, le 22 novembre, le malade se plaint de douleurs le long du cordon spermatique droit. À cette date, il n'existait pas, aux dires du malade, de douleur dans la région du testicule et de l’épididyme.

Notons un point important à signaler dans les antécédents du malade : c’est une hémoptysie survenue en 1909, après son rapatriement d'Allemagne. À la suite de cet incident, le malade fait une cure d’altitude et tout rentre dans l’ordre.

Jamais il n’y a eu d’écoulement vénérien et nous n'avons trouvé aucune lésion qui aurait pu être attribuée aux staphylocoques.

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A l'examen, le 27 novembre 1931, il s’agit d’un malade pâle, amaigri, se plaignant de douleurs dans la région du testicule droit, avec irradiation le long du cordon; la moitié droite du scrotum est rouge, l’épididyme est augmenté de volume, de consistance ferme, bosselé, sensible à la palpation. Il coiffe le testicule « en cimier de casque » et en est séparé par un sillon net. Le testicule est de volume normal, peu sensible au palper. Il n’y a pas de liquide dans la vaginale, le cordon droit est légèrement épaissi et sensible. Tout est normal, à pauche, la prostate et les vésicules sont saines, les urines sont claires, sans filaments.

La culture du premier jet d’urine, après massage de la prostate, donne du staphylocoque doré à l’état de pureté.

On pratique une série de dix injections de vacein antistaphylococcique Pasteur, injections faites tous les deux jours.

Après cette série d’injections, l’épididyme a fortement diminué de volume, les douleurs locales ont cessé. Le 15 juin 1932, l’épididyme est revenu à son état normal.

La température, qui était encore à 37°5 et 38°, tombe. L'état général se relève rapidement.

Au mois de juin 1932, le malade présente un furoncele dans la région supra-pubienne.

Le 9 juillet 1932, l’épididyme était absolument normal : absence de tout noyau et de toute induration, Il était impossible de noter quoi que ce fût d’anormal à son niveau. Les urines étaient claires, l’état général parfait, le malade avait augmenté de poids.

OBSERVATION IT (D° Ch. Motz)

M. P... (Jean), 35 ans, ajusteur, vient consulter à l’Hopital Saint-Louis, pour épididymite droite.

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Blennorragie à 14 ans. Pas d’antécédents bacillaires.

Vers le 15 octobre 1931, apparition sur la cuisse droite d'une série de furoncles qui sont soignés et incisés en ville.

Au mois de mars 1932, le début a été très brutal par une douleur dans les bourses comparables à un choc. Cette douleur irradiait le long du cordon ; en même temps, le malade notait une augmentation de volume du serotum, qui, au bout de trois semaines, aurait atteint le volume d’un œuf de poule.

Il est mis au repos pendant quinze jours; la tuméfaction régresse, la douleur est moins marquée.

Âu moment de la reprise de son travail, il fait une nouvelle poussée de furonculose, au cours de laquelle l’épididyme droit recommence à augmenter de volume et devient le siège de violentes douleurs. C’est sur ces ntreiaites qu'il consulte.

À l'examen, il s’agit d’une épididymite totale : l’épididyme est augmenté de volume er masse, dur, bosselé, coiffant « en cimier de casque » le pôle supérieur du testicule; c’est tout à fait l’aspect classique de l’épididymite tuberculeuse. Il est douloureux au palper, le testicule a très légèrement augmenté de volume. Il y a de la funiculite sans déférentite; la prostate et les vésicules séminales sont normales. Pas d’écoulement uréthral, les urines sont absolument claires, sans traces de filaments.

La culture du premier jet d’urine, après massage de la prostate, montre quelques coloniea de staphylocoques blanes, à l’état de pureté. La culture des urines, recueillies par sondage, se montre négative. Malheureusement, ce deuxième examen n’a pas été fait le même jour que le premier.

Devant ce diagnostic d’épididymite staphylococcique srobable, le malade est mis au vaccin : on fait une série de douze injections sous-cutanées, en commençant

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