‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 113 sur 139 · PROPORTION DE RÉSULTATS POSITIFS OBTENUS EN SANATORIUM · texte numérisé non relu

PROPORTION DE RÉSULTATS POSITIFS OBTENUS EN SANATORIUM

D’après les résultats précédents, on s’expliquera facilement la proportion suivant laquelle le B. K. peut être mis en évidence en sanatorium.

a) Dans les sanatoria d’adultes où l’on observe sur-tout des formes de phtisie commune avec ulcérations presque constantes, la proportion de malades trouvés bacillaires sera très élevée. Elle pourra atteindre 95 % (Davy et Levaditi).

b) Cependant le pourcentage variera suivant le recrutement du sanatorium : si celui-ci comprend un certain nombre de formes pleurales sans participation pulmonaire, de formes fibreuses non ulcérées, de primo-infections, ou enfin de cas douteux chez qui il est impossible soit d'affirmer, soit d'éliminer la tuberculose, la proportion de cas où il sera impossible de mettre le B. K. en évidence pourra être assez importante. Ainsi dans les sanatoria d’enfants, le pourcentage de ces négatifs est beaucoup plus élevé que dans ceux d'adultes.

c) Enfin, dans de nombreux cas, la preuve bactériologique de la nature tuberculeuse de la maladie sera apportée, mais tardivement, alors qu’à une péfiode plus précoce, tous les examens, même les plus sensibles, seront restés négatifs.

En voici un exemple caractéristique :

« Il s’agit d’une tuberculose pulmonaire révélée par une hémoptysie. La radiographie montre un semis nodulaire sous-claviculaire droit, avec confluence dans la région sus-hilaire et image vaguement annulaire suspecte sus-claviculaitre.

Aucune expectoration. B. K. — 0 sur un crachat salivaire. Tubage gastrique avec homogénéisation négatif. Nouveau tubage gastrique. Inoculation du liquide à deux cobayes, ensemencement sur six tubes de culture. Résultat négatif.

Quelques mois après, poussée évolutive : apparition d’une petite ulcération axillaire droite et d’une expectoration très peu abondante, mais richement bacillifère à l'examen direct ».

a) Valeur d’un résultat positif.

Un résultat positif affirme la tuberculose, et en répétant les examens patiemment durant un laps de temps assez long, il est peu de cas de tuberculose au cours desquels on ne puisse mettre en évidence la présence du B. K.

Cependant ces cas existent, et dans d’autres, comme nous l’avons vu, la preuve bactériologique ne sera fournie que d’une façon retardée, aussi il faut parfois, devant des symptômes nets, savoir poser le diagnostic de tuberculose uniquement par la clinique et la radiologie malgré l’absence de B. K.

b) Valeur pratique de l'absence persistante de B. K. dans l’expectonation.

Cette valeur est difficile à apprécier, on peut schématiquement distinguer plusieurs cas :

a) L’expectoration est extrêmement rare ou absente. Dans ce cas, un résultat négatif, même basé sur des examens répétés pratiqués avec les méthodes les plus sensibles, n’aura pratiquement guère de valeur pour éliminer la tuberculose, sauf s’il existe une image radiologique nette de perte de substance. On sait en

effet que dans ces formes le B. K. peut presque toujours être mis en évidence.

8) Il existe une expectoration persistante. Une série d'examens pratiqués comme précédemment négatifs, aura une certaine valeur non pour éliminer mais pour rendre moins probable le diagnostic de tuberculose. ‘On pourra alors envisager d’autres hypothèses sur la nature de l’affection en cause.

y) Il existe une expectoration purulente et abondante. Le résultat négatif de la recherche du B. K,. surtout si l’expectoration existe depuis longtemps, aura une valeur considérable contre l’idée de tuberculose. Il pourra même, dans certains cas, allant de pair avec l’ensemble des autres symptômes, faire rejeter complètement ce diagnostic.

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