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Deux bacilloscopies sont négatives, pourtant l’expectoration est très abondante : un crachoir par jour. Une coloration par le Gram montre la présence de coccis prenant le Gram et de diplocoques et de courts bâtonnets ne prenant pas le Gram.
On pense à un abcès du poumon et les 23, 24, 25 et 26 mars, on donne chaque jour 5 comprimés de Rubiazol à 0 gr. 20.
Le 24 mars, la température, qui était aux environs de 40° depuis le début du mois, tombe à 37°2 le matin, elle remonte à 38° le lendemain pour retomber définitivement le 27 et devenir subfébrile. En même temps, l’expectoration diminue de façon importante.
Une radiographie du 25 mars montre un nettoyage partiel du poumon droit, l’opacité a diminué, mais contient de nombreuses images cavitaires.
Le 5 avril, la température est entre 37°3 et 37°7, l’expectoration est de 8 à 10 crachats par jour.
A partir du 6 avril et pendant 6 jours, on donne à nouveau du Rubiazol, 3 comprimés par jour.
La température devient vite absolument normale, l’expectoration disparaît complètement.
Séjour jusqu’à fin août 1939 — aucun incident, reprise de 6 kgs. L’opacité radiologique est réduite à une légère scissurite.
— En résumé, il s’agit d’un abcès du poumon dont le début se fit par une opacité radiologique sans autre symptôme. Ensuite vint une phase aiguë à symptomatologie caractéristique permettant le diagnostic. Guérison rapide par le traitement sulfamidé.
SECONDE OBSERVATION. — Angeville, N° 4159. - Mme MAC #27 ans,
Il n’y a rien à signaler dans les antécédents héréditaires et personnels de cette malade, elle est mère de deux enfants de 9 et 5 ans, bien portants.
Le début de l’affection actuelle remonte à la fin de l’arnée 1935 par une toux légère et un certain degré d’asthénie. En janvier 1936 survient une fausse-couche qui augmente beaucoup son asthénie. En avril : hémoptysie de moyenne abondance ; repos, pas de traitement spécial. Durant les 4 mois suivants, survinrent quatre nouvelles hémoptysies peu importantes. L’interrogatoire fait préciser qu’à ce moment il y a eu des vomiques plus ou moins nettes avec une odeur fétide des crachats. On conseille le sanatorium. Cependant on n’a pratiqué ni examen radiologique ni bacilloscopie.
A l’arrivée au sanatorium, en août 1936, l’état général est très altéré, la température subfébrile, la toux fréquente, l’expectoration purulente d’environ 60 cc. par jour.
L’auscultation fait entendre à droite quelques râles sourds dans la fosse sous-épineuse ; la respiration est obscure dans la fosse sus-épineuse et à la base. A gauche, il n'existe aucune anomalie respiratoire.
La radiographie montre une opacité homogène de la région axillaire droite commençant un peu au-dessous du niveau de la clavicule et descendant jusqu’au niveau de l’arc postérieur de la sixième côte.
L’expectoration purulente ne renferme pas de bacille de Koch à plusieurs examens. Par contre, on y trouve du streptocoque hémolytique à l’état de pureté.
La notion de vomique, de fétidité des crachats, les résultats de l’examen bactériologique de l’expectoration font penser à un abcès du poumon. Une bronchographie lipiodolée est pratiquée. Tout le poumon droit est imprégné (il n’existe aucune anomalie bronchique) à l’exception de la zone opaque axillaire droite où le lipiodol ne pénètre pas.
Un traitement par l’émétine et le stovarsol, puis par un auto-vaccin, est pratiqué sans succès. L’expectoration
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reste abondante avec de petites hémoptysies fréquentes, la température demeure irrégulière et présente de temps à autre des clochers à 39° ou 40°.
Au début de novembre 1936, on entreprend un traitement par le Rubiazol injectable (10 piqûres de 5 cc.), puis par la Septazine en comprimés (1 gr. 50 pendant 5 jours, puis 1 gr. pendant les 5 jours suivants, puis après 9 jours d'interruption 0 gr. 50 pendant 10 jours) ; la température se régularise, l’expectoration diminue, puis se tarit définitivement en janvier 1937. Les hémoptysies disparaissent. L'état général s’améliore de plus en plus. Une radiographie de février montre la disparition presque totale de l’ombre axillaire droite.
Départ du sanatorium en avril 1937. L’état général est excellent ; le poids a augmenté de 10 kgs pendant le séjour, l’expectoration est tarie, l’auscultation ne fait plus entendre d’anormaux.
En avril 1938, on reçoit des nouvelles de Mme M... qui continue à aller parfaitement bien.
Il s’agit donc d’un abcès du poumon d’évolution subaiguë, avec plusieurs hémoptysies et s’étant traduit radiologiquement par une opacité homogène sans image cavitaire.
Guérison, après échec de diverses thérapeutiques, par le traitement sulfamidé.