‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 38 sur 139 · SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

SIGNES PHYSIQUES

L'examen clinique de l’appareil respiratoire fournira des signes variables et en général peu caracté-

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ristiques ; ce seront des signes de condensation parenchymateuse, de pleurésie ou, cas plus intéressant mais plus rare un syndrome de compression bronchique : conservation de la sonorité avec abolition du murmure vésiculaire du même côté. D’autre part, très souvent, les signes d’auscultation seront très discrets, ou pourront même faire défaut.

4° EXAMEN RADIOLOGIQUE.

Les images que pourra fournir l’examen radiologique du thorax dans le cancer du poumon seront variables, tantôt assez caractéristiques, tantôt moins évocatrices. Nous allons les décrire rapidement, principalement d’après Rolland.

La localisation la plus caractéristique est la localisation hilaire ; on voit, appendue à l’ombre médiane, une condensation généralement. homogène, sans limites précises, empiétant plus ou moins sur les champs pulmonaires.

Un autre aspect assez caractéristique est constitué par une opacité siégeant en plein parenchyme pulmonaire, de forme plus ou moins circulaire, de dimensions variables, souvent étendue, de contours habituellement flous, parfois très nets.

À ces deux aspects il faut ajouter celui réalisé par l’opacité complète, absolue d’un hémithorax, pouvant parfois respecter l’extrême sommet ou le sinus costo-diaphragmatique. Il y a souvent rétraction médiastinale du côté malade. C’est l’aspect rencontré chez Mme T. Aucun de ces trois aspects n’est abso-

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lument pathognomonique, mais tous trois sont assez évocateurs et doivent faire penser au cancer du poumon parmi d’autres diagnostics.

Le cancer réalise également d’autres aspects radiologiques moins caractéristiques sur lesquels le diagnostic peut plus facilement s’égarer. C’est tout d’abord l’image d’une pleurésie d'apparence banale ; ce n’est qu'après ponction et insufflation d’air que l’on pourra déceler une densification parenchymateuse suspecte.

Dans d’autres cas, c’est une image de lobite supérieure ou inférieure foncée et homogène que l’on observera, ou même une image de condensation excavée, où pourra exister un niveau liquide.

Enfin il pourra s’agir de noyaux multiples intrapulmonaires, en rapport avec un cancer primitif ou un cancer secondaire. Dans ce cas, les noyaux peuvent avoir toutes les tailles jusqu’au fin semis miliaire, analogue à celui d’une tuberculose miliaire, dont le diagnostic est très difficile.

A côté de ces aspects radiologiques trompeurs, il faut savoir qu’à la phase toute initiale de son évolution le cancer endobronchique peut être invisible radiologiquement. Or ce cancer représente la majorité des néoplasmes pulmonaires primitifs. Le diagnostic ne peut alors être fait que par le lipiodol, la bronchoscopie et la biopsie. Cependant, on peut constater parfois des signes radiologiques indirects: des hypertrophies ganglionnaires, masses arrondies élargissant l’ombre médiane et des ombres d’atélectasie

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par obstruction bronchique très denses, à contours irréguliers, en connexion avec les régions du hile.

Ces ombres doivent faire penser au cancer bronchique et mettre en œuvre tous les procédés susceptibles de le mettre en évidence.

Quelle que soit l’image radiologique du cancer pulmonaire, il existe certains caractères communs pouvant aider au diagnostic :

a) D'abord, la rigoureuse unilatéralité de l’image au début, alors que, dans la tuberculose, l'atteinte est presque toujours bilatérale d'emblée à forte prédominance unilatérale ;

b) Ensuite l’augmentation progressive de volume, rapide ou lente (plus souvent lente), de la tumeur, extension très différente de celle de la tuberculose pulmonaire. Cette extension, dans bien des cas de cancer à aspect radiologique initial atypique, finira par aboutir à un aspect caractéristique, surtout à l’opacité totale d’un hémithorax.

c) Enfin les résultats fournis par les examens complémentaires : lipiodol, bronchoscopie, biopsie.

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