‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 45 sur 139 · II. — EXPOSE DES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

II. — EXPOSE DES OBSERVATIONS

OBSERVATION N° I. — Savoie, N° 47. — Mille B..., 18 ans, entrée en novembre 1935.

Rien à signaler dans les antécédents héréditaires et per-

sonnels. En 1933 : apparition d’une adénite cervicale, et en même temps, au niveau des deux jambes, de placards

sous-cutanés donnant une ulcération atone avec écoulement purulent et cicatrisation lente. Traitement symptomatique.

En 1935, réapparition de ces suppurations. Peu après. commença un amaigrissement progressif s’accompagnant bientôt de toux et d'expectoration. Une bacilloscopie est positive. Un examen radiologique montre une accentuation de la trame. On conseille le sanatorium.

A l’entrée au sanatorium de « La Savoie », il existe un. peu de toux et une expectoration de moyenne abondance; l’état général est assez bon, les fonctions digestives sont normales.

L’auscultation des poumons fait entendre des râles. moyens sourds dans l’espace interscapulo-vertébral et à la base une respiration obscure avec quelques râles fins. Du côté gauche on trouve quelques râles lointains dans l’espace interscapulo-vertébral.

L’examen général montre un foie un peu gros, une rate percutable, une déformation ogivale de la voûte du palais et au niveau des jambes des gommes avec un placard induré de la face externe des deux jambes, et sur la jambe droite une grosse ulcération à bords indurés.

On note également l’existence d’une adénite sus-claviculaire formée par un ganglion gros et isolé.

La radiographie pulmonaire montre une accentuation de la trame étendue à la totalité des deux champs pulmonaires mais prédominant dans leur moitié supérieure. L'hémidiaphragme droit est un peu moins mobile que le: gauche. La scissure inférieure droite est visible.

L'examen des crachats fut pratiqué (5 examens directs et une homogénéisation), on ne trouva jamais de bacilles de Koch. Une recherche des spirochètes fut également négative.

La cuti-réaction était très fortement positive, phlycténulaire.

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