‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 69 sur 139 · LOCALISATIONS THORACIQUES · texte numérisé non relu

LOCALISATIONS THORACIQUES

Elles semblent parmi les plus importantes, on les observe dans 90 % des cas.

a) Etude radiologique. — Divers aspects de fréquence inégale peuvent être notés :

a) le plus souvent, il s’agit d’une invasion micronodulaire bilatérale des champs pulmonaires, généralisée, rappelant l’aspect de la granulie ; cependant, les nodules sont habituellement de taille et d’aspect

un peu plus irréguliers, et de répartition moins uniforme. Il y a souvent association d’une image réticulaire de distribution variable, plus ou moins accentuée.

B) parfois cette invasion micro-nodulaire est très nettement localisée à une partie du champ pulmonaire, mais prédominant généralement dans les régions para-hilaires ;

y) on observe plus rarement l’existence de nodules très volumineux ou confluents donnant un aspect très différent ; plages plus étendues d’opacité dense et homogène laissant dans leurs interstices des images claires ; l’image est analogue à celle de la bronchopneumonie tuberculeuse ;

ô) il peut aussi s’agir d’infiltrations en tractus plus ou moins denses, souvent irradiées à partir des hiles le long des vaisseaux ;

«) images cavitaires ; en principe il n’existe pas d'image de perte de substance vraie. Un aspect pseudo-cavitaire peut être réalisé par l'intervalle libre entre de gros nodules opaques juxtaposés. Cependant Salvesen a signalé dans un cas une ulcérations nette. La malade de notre observation II présentait également une image annulaire indiscutable.

©) On voit aussi des opacités plus ou moins importantes des régions hilaires et péri-hilaires ; elles traduisent parfois de façon évidente l’existence d’adénopathies hilaires ou trachéo-bronchiques mais, dans la plupart des cas, les images sont moins nettes et l'atteinte ganglionnaire ne peut qu'être soupconnée.

b) Etude clinique. — Dans la plupart des cas, ces

lésions sont cliniquement muettes, leur existence n’est décelée qu’à l’occasion d’un examen radiologique. Cependant, plus rarement, elles peuvent s’extérioriser par des symptômes attirant l’attention ; parfois un peu de toux, assez souvent une expectoration persistante peu abondante non bacillifère, exceptionnellement des hémoptysies. L'état général est fréquemment atteint, mais de façon modérée, il existe parfois une fièvre persistante autour de 38°. L’auscultation ne montre habituellement pas d’anomalie notable.

c) Evolution des lésions pulmonaires. — Elle est essentiellement capricieuse ; toutes les modalités peuvent se rencontrer :

— tantôt les lésions restent indéfiniment stationnaires (durant 10 ou 20 ans parfois) sans aucune modification radiologique ;

— tantôt on assiste à une importante extension des lésions ou à un nettoyage pouvant même amener la restitutio ad integrum de l’image radiologique ;

— enfin des complications pulmonaires relevant de la progession de la maladie ont été observées, mais il faut surtout insister sur la fréquence de lapparition d’une tuberculose évolutive qui est à l’origine de plus du quart des causes de mort chez les sujets atteints de maladie de Besnier-Bœck-Schau-

mann.

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