‹ A propos de quelques cas de fausses tuberculosés observés dans la pratique sanatorialeChapitre 72 sur 139 · B. — DEGRÉ DE CERTITUDE DU DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

B. — DEGRÉ DE CERTITUDE DU DIAGNOSTIC

Seuls les résultats de la biopsie permettent d'affirmer de façon certaine le diagnostic. En l’absence de: ce résultat, on ne pourra avoir qu’une probabilité plus ou moins grande, basée sur la présence des autres signes, ce qui permet de distinguer plusieurs cas :

1° S'il existe, outre la localisation pulmonaire, une localisation extra-thoracique permettant la biopsie, et que l’examen histologique montre l’aspect caractéristique, le diagnostic pourra être affirmé avec certi-tude.

2° Outre la détermination pulmonaire, il en existe une ou plusieurs autres assez caractéristiques quoique ne permettant pas la biopsie, ainsi les déterminations. oculaires et osseuses. Si la recherche des bacilles tuberculeux pratiquée avec persévérance est négative, si l’intra-dermo réaction est négative et qu’il n'existe pas d’autre étiologie pouvant être envisagée, le dia-. gnostic pourra être porté avec une très grande probabilité se rapprochant de la certitude. Si les réactions tuberculiniques sont positives, la certitude sera beaucoup moins grande.

3° À part la localisation pulmonaire, il n’existe pas d'autre manifestation de la maladie. Dans ce cas le diagnostic sera beaucoup plus difficile à porter; cependant, dans certains cas on pourra admettre la possibilité ou la probabilité de maladie de Besnier-Bœck- Schaumann. Il faudra pour cela exiger :

-—— un aspect radiologique typique de maladie de:

Besnier-Bœck-Schaumann,

— l'absence répétée de bacilles tuberculeux dans:

les crachats,

— la négativité persistante des réactions cutanées à

la tuberculine,

— l’élimination de toutes les autres étiologies pos-

sibles.

(Œn particulier une cause d’erreur est ici fournie par l’existence au cours de la primo-infection, de tuberculoses miliaires antéallergiques; les réactions cutanées peuvent dans ce cas ne devenir positives qu’assez longtemps — jusqu’à 15 mois — après l’apparition de la miliaire).

Effectivement, certains cas, tel celui de Troisier, Bariéty, Hautefeuille, Ortholan, se sont manifestés pendant un certain temps uniquement par des phénomèénes pulmonaires avant l’apparition d’autres localisations. Dans un cas de Mylius, chez un malade ne présentant que des adénites médiastinales avec réactions tuberculiniques négatives, l’autopsie fit la preuve de la maladie de Besnier-Bœck-Schaumann.

Malgré tout, le diagnostic clinique sera toujours douteux avant l’apparition de localisations extra-thoraciques et il conviendra dans ces cas de ne penser à cette maladie qu'après l’élimination absolue de toute autre affection pouvant être en cause.

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