‹ À propos de quelques cas de phlegmons de la cavité de RetziusChapitre 8 sur 19 · III. — PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

III. — PATHOGÉNIE

L'étude de la flore microbienne a été très rarement faite dans les observations publiées par les nombreux auteurs qui se sont occupés des phlegmons de la cavité de Retzius. Dans les observations que nous publions, elle a été également négligée et nous ne pourrons guère insister sur ce point.

On a souvent trouvé soit dans les abcès ostéomyélitiques, soit dans les phlegmons secondaires à des infections ombilicales ou à des lymphangites profondes succédant à des ulcérations superficielles — chancre génital, par exemple — les microbes ordinaires de la suppura-. tion, le staphylocoque ou le strepiocoque.

Très fréquemment le colibacille ou les anaérobies entrent en scène, car ces abcès sont le plus souvent dus à des affections septiques des urinaires, cystites des rétrécis, phlegmons urineux, ou à des infections intestinales, abcès appendiculaires par exemple. Aussi, trouvons-nous relaté dans grand nombre d'observations

la présence de gaz et la fétidité qui se dégage au cours

EDGE) Vas des interventions. Ce fut en particulier le cas du malade que nous avons plus spécialement étudié.

Rarement, mais c’est à signaler, on a trouvé du bacille d'Eberth dans ces abcès qui apparaissent au cours de la convalescence de la fièvre typhoïde, à la suite d’une myosite des grands droits, avec ou sans rupture de ces muscles.

Enfin, le bacille de Koch a été retrouvé dans quelques abcès froids survenus à la suile d’une ostéite iliaque ou d’une osléo-artbrite bacillaire de Ia symphyse pubienne.

Plus intéressante apparaît l’étude de la voie d’accès suivie par le microbe et des lésions provocatrices des abcès.

On peut, pour mieux envisager la question, créer deux grandes classes. Il y a,ou il n’y à pas eu traumatisme ; s’il y a eu traumatisme celui-ci est pénétrant ou non pénétrant; s’il n’y a pas eu traumatisme l'infection a atteint la cavité par continuité, par la voie lymphatique ou par la voie sanguine. Nous laisserons à part ces abcès dont on n’a pu déterminer la cause et que les auteurs désignent sous le nom de d’idiopathiques; nous sommes persuadé, du reste, que cette classe diminuera chaque jour au fur et à mesure que l’on connaitra mieux les diverses causes possibles et les moyens de les déceler.

Voici donc quelle sera notre division :

Abcès de la cavité de Retzius :

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A. — Par traumatisme.

a) Pénétrant ou avec plaie.

b) Non pénétrant ou sans plaie.

B. — Sans traumatisme.

a) Par continuité.

b) Par voie lymphatique.

c) Par voie sanguine.

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