‹ A Propos de Quelques Cas de Streptococcémies Terminées par la GuérisonChapitre 12 sur 20 · RER RER · texte numérisé non relu

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retour d’un état général moins bon : délire, oligurie, tachycardie, insomnie ; symptômes plus atténués toutefois que dans les premiers jours.

Le 29, M. le Pr Sieur pratique à nouveau une quinzaine de pointes de feu, sur les petites poches saillantes de la cuisse et de la jambe. Il s'écoule un liquide brunâtre, abondant, pas de pus collecté.

Dès le 30, les symptômes s’atténuent à nouveau, cette fois définitivement. L'ictère rétrocède visiblement pour disparaitre vers le 2 décembre. +

Le 4 décembre : Convalescence définitive. L'ictère a disparu, tous les phénomènes infectieux ont cédé. Il persiste seulement en dehors d'une très grande faiblesse une profonde anémie.

Au cours de cette évolution, il n'y a jamais eu de modifications perceptibles du foie, pas de décoloration des selles.

Ex. bactériologiques. Au niveau de la lésion locale, le 20, on pratique une pointe de feu profonde ; par l'ouverture s'écoule une sérosité brun pâle, présentant à l'examen direct de nombreuses chainettes de strepltocoques à peu près aussi abondantes que les globules blancs-(polynucléaires presque exclusivement) ; les ensemencements donnent une culture pure de streptocoques.

L'hémoculture pratiquée le 21 donne également une culture pure de streptocoque.

Ex. hématologiques (que nous résumerons puisque l’auteur les détaille surtout au point de vue de la nature hémolytique acquise de l'ictère). ,

Anémie très accusée avec chute du nombre des globules rouges de 4.550.000 à 1.350.000.

Hyperleucocytose jusqu'à 31.000.

Diminution de la résistance globulaire.

Apparition d'hématies gramuleuses jusqu'à 12 % au moment où l’anémie est au maximum.

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Donc streptococcémie à la suite d'un phlegmon diffus de la cuisse. Ictère à type hémolytique acquis. Anémie intense.

Période fébrile : 15 jours environ.

Guérison.

Obs. VI. — A propos d’un cas de streptococcémie avec arthrite purulente à streplocoques consécutive. Manifestations pulmonaires concommittantes à pneumocoques. (iuérison (Rigaur el Gâté (Soc. méd. des hôp., 1917, p. 1331).

R..., 39 ans, présente le 8 septembre 1917 à 20 héures, un grand frisson solennel et une très vive douleur thoracique à droite. To 4007.

9 septembre : T. : à 40°. P. 120 régulier. Douleur thoracique, intense et superficielle de tout le côté droit.

Du même côté, douleur des muscles cervicaux avec raideur et des muscles pharyngés avec gène de la déglutition. Respiration 20 à la minute. Toux rare. Expectoration jaunâtre peu odorante. Submatité et râles crépitants à la base droite en arrière.Pneumocoques abondants dans les crachats. Début probable de pneumonie.

14 septembre : Faciès grippé. T. : 40 P. 120. Angine droite à points blancs, donnant des cocci prenant le Gram à l'examen et à la culture, cocci qui ne sont pas des streptocoques. Signes pulmonaires sans changement, sauf apparition de râles crépitants à gauche. Discordance entre les signes physiques et les signes fonctionnels et généraur.

12 septembre : Tableau clinique sans changement. A la

main droite, cicatrice d'une pyodermite récente guérie, ayant

pu servir de porte d'entrée à une infection générale qu'on soupçonne. Pas de grosse rate. Séro-diagnostic de Widal négatif avec Eberth et paratyphiques. M. le médecin major Mouriquand, médecin consultant du secteur, pense à une congestion de Woillez à forme sévère.

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14 septembre : Hémoculture : Streptocoque. Une faute de technique commise pendant l’ensemencement laisse des doutes sur la valeur de cette recherche. Etat stationnaire.

16 septembre : Les râles crépitants sont devenus sous-crépitants, puis muqueux. Expectoralion muqueuse. Crachats riches en pneumocoques, sans streptocoques, ni bacille de Koch.

Scapulalgie gauche avec douleur à la pression, sans signes objectifs.

Agitation, insomnie. Diurèse 1 1. 1/2 par 24 h., sans albumine.

18 septembre : Hémoculture en bouillon, faite le 16 septembre. Streptocoque pur. Donc streptococcémie.

Abcès de fixation. Sérum de Marmorek.

20 septembre : M. le médecin major Tavernier, chirurgien consultant du secteur, appelé, fait une arthrotomie. Pus articulaire très fibrineux à polynucléaires, contenant du streptocoque a la culture.

20 octobre : Les suites opératoires ont été parfaites. L'articulation s'est très bien drainée. L'abcès de fixation qui a donné du pus à polynucléaires amicrobien est guéri. Le malade s'est amélioré très vite après l'intervention. Actuellement, état général normal.

5 novembre : Plaie articulaire cicatrisée.

Réduction des mouvements.

6 décembre : Le malade va faire une cure de physiothérapie à Aix-les-Bains.

Donc streptococcémie probablement consécutive à une pyodermite de la main droite Manifestations pulmonaires concomittantes à pneumocoques. Arthrite purulente de l'épaule à streptocoques. Arthrotomie. Période fébrile, 50 jours environ. Guérison.

Traitement. Abcès de fixation. Arthrotomie.

ST

Obs. VII. — Un cas de sephicémie puerpérale à streptocoque traité par le choc colloïdo-clasique. Guérison. (Lévy- Solal (Ed.) (Soc. méd. des hôp,, 1921, 29 avril, p. 591).

Le 28 novembre 1920 : Nous sommes appelé à 6 h. du soir, auprès d'une primipare en travail depuis quatre-vingt-six

beures, qui venait d’être prise d'un long et violent frisson. La

dilatation de l'orifice utérin étant complète, nous fimes une application de forceps, facile en G. A. L'enfant né vivant, présentait une polypnée accusée et mourut 48 h. après. L'extraction faite, des gaz s’'échappant de la cavité utérine en grande quantité, injection chaude antiseptique intra-ovulaire prolongée, suivie d’une délivrance artificielle. L'hémorragie persistant après l'extraction du placenta,

nous pratiquons un tamponnement qui fut retiré 10 heures

après.

Le lendemain, 20 novembre, on note une apyrexie matinale ; mais le soir, la température monte à 37°9. Le lendemain, elle atteint 399, le surlendemain, elle est à 40°2.

Le 30 novembre, un examen des lochies ayant révélé la présence de nombreux streptocoques à l'état de pureté ; on fait à la malade une injection de 60 eme. de sérum antistreptococcique Vinaver, de l'Institut Pasteur.

L'hémoculture, faite le lendemain décelant également le streptocoque dans le sang, on pratique une nouvelle injection sous-cutanée de sérum antistreptococcique.

Le 5° jour après l'accouchement nouveau frisson, T. : 40°5 ; P. à plus de 140, polypnée, facies terreux.

Les jours suivants, l'état général devient de plus en plus grave.

La T° oscille autour de 40 ; le P. est petit, très rapide, parfois arythmique. Les traits sont plombés, la malade éprouve un état de malaise indéfinissable avec douleurs violentes localisées à la nuque. Cependant l'exploration des différents organes ne dénote aucune détermination viscérale.

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Malgré des injections répétées d'huile camphrée à haute dose, des injections intramusculaires d'électrargol, la situation empire de jour en jour.

Le 15° jour, devant la gravité croissante de la maladie et l'échec absolu des traitements mis en œuvre, nous décidons avec P. Abrami, appelé auprès de la malade, de recourir au choc colloïdo-clasique. Après avoir averti sa famille de la violence toujours imprévue du choc et du risque qu'elle pouvait faire encourir à une malade dont le cœur était affaibli, nous avons pratiqué suivant la méthode de Nolf, une injection intra-veineuse lente de 10 cm. d'une solution de peptone de Witte à 5 %. Le choc consécutif fut vif, mais peu violent ; céphalée, rachialgie, hyperthermie secondaire, mais aucun signe de collapsus.

Le lendemain matin, 12 heurés après le choc la T. tombait à 37 et pour la première fois, le P. battait au-dessous de 100.

L'apyrexie persista trois jours ; le 3e jour, la fièvre ayant reparu à 40°, on pratiqua une seconde injection intraveineuse de 10 cm° de la solution de peptone qui ne provoqua qu'un choc atténué ; à dater de ce moment la guérison s’établit définitivement,

Donc septicémie puerpérale streptococcique à allure clinique grave, sans localisations.

Période fébrile, 3 semaines environ.

Guérison.

Tr. : choc colloïdoclasique.

Obs. VIII. — Observation que nous devons à l’obligeance de M. le D' Brühl, médecin de l'hôpital Bichat.

Seplicémie streplococcique d’origine utérine. Endocardite. Traitement par la trypaflavine. Guérison.

Mme L..., 37 ans. Admise le 8 avril 1924 en chirurgie à l'hôpital Bichat, parce que depuis le 5 avril, elle présente

quelques pertes sanguinolentes peu abondantes et qu'elle a de la fièvre. Ces pertes sont survenues après un retard de deux mois. Dans le service, on doute de la réalité d'une faussecouche et sur la constatation de quelques signes pulmonaires accompagnant sa fièvre, on la passe dans le service de médecine du Docteur Brühl, le 10 avril.

Examen le 10 avril.

Signes généraux : Malade infectée, pâle, amaigrie, fatiguée.

Température oscillant entre 38° et 39. Pouls rapide, bien frappé.

Signes fonctionnels : Dyspnée accentuée, toux légère. Pas d'expectoration.

Signes physiques : Quelques râles sous-crépitants aux 2 bases.

Pas de foyer précis.

Du côté de l'appareil génital,toute perte a disparu. Aucune douleur, le ventre est souple.

Le colestmou et entr'ouvert, non douloureux et persistera ainsi jusque vers le 18 avril.

Les jours suivants, même état.

Température oscillante.

Le 14 avril, on note l'apparition de frissons, suivis de chaleur et de sueurs. Ceux-ci durent 30 minutes. On en constate 3 à 4 par jour, coïncidant d'une façon irrégulière avec une ascension thermique.

Le premier frisson correspondant à une oscillation de 3705 à 400.

Mais plus tard, une courbe de température relevée toutes les quatre heures ne montre plus de telles coïncidences, mais simplement le type suivant, température le matin : 917-3109 3S01r 2 400405

Le 23 avril: La malade accuse une douleur d'intensité croissante au niveau du genou droit, douleur qui devient rapidement très violente. Le gonflement et l'empâtement sont considérables. Il existe de l'æœdème périarticulaire avec

ERP URSS

circulation collatérale. On peut percevoir un choc rotulien et une sensation de fluctuation. La température locale est plus élevée qu'au voisinage.

La moindre tentative de mobilisation réveille la douleur.

Le 25 avril: Une ponction du genou ramène un liquide louche, mais non purulent. Polynucléaires intacts et pas de germes à l'examen direct.

Du 27 au 80 acril, la douleur s’atténue, le gonflement a un peu diminué. {I n’est plus question d'une intervention chirurgicale qui avait été discutée un moment.

Le 28 avril : Au cours de l'examen de la malade, on découvre à l'auscultation du cœur un souffle intense et piaulant qui siège dans la région mésocardiaque, ne se propage pas, mais qu'on n'arrive pas à localiser dans le temps à cause de la tachycardie.

Les jours suivants, l'état du genou continue à s'améliorer quant aux douleurs. Il reste cependant gros et on perçoit de la fluctuation au niveau des culs-de-sac synoviaux.

Le souffle cardiaque varie d'intensité d’un jour à l'autre, un jour même on a l'impression de plusieurs souffles qui se croisent en tous sens.

Dans l’ensemble, il conserve son caractère méso-cardiaque et son timbre devient plus doux, à mesure que s'atténuent . les phénomènes arthritiques

Pendant toute cette période, les signes généraux sont restés sensiblement les mêmes. La malade reste très fatiguée, pale, avec les muqueuses décolorées, aspect d'une grande infectée.

L'intelligence reste intacte.

On note une diminution de la quantité des urines avec présence d'un peu d’albumine.

Le 30 avril, on fait une hémoculture qui donne du streptocoque.

Le 7 mai, le genou restant gros, et la température restant oscillante, on fait une nouvelle ponction du genou qui ramène

3h N VSD

un liquide louche à polynucléaires et donne du streptocoque par culture.

Un examen de sang donne :

Hématies : 2.345.000.

Leucocytes : 12.200.

La température reste oscillante à type septicémique.

Le P. est rapide, hypotendu. A partir du 8 mai, peut-être sous l'influence du traitement, la courbe de température devient moins oscillante et tend à se rapprocher de la normale.

Le12 et le 13, la température est au-dessous de 37.

L'état du genou est très amélioré quant aux phénomènes douloureux.

Du 15 au 17 la température remonte progressivement jusqu'à 3802. A partir de cette date, elle va présenter de nouveau quelques oscillations, mais beaucoup moins élevées et moins rapprochées que celles du 127 mois de la maladie.

Le 19 mai, apparaît un érysipèle de la face, unilatéral et localisé à gauche. Les jours suivants, ses caractères s’accusent.

Le 22 mai, apparition de quelques vésicules d’herpès au pourtour des lèvres. Leur contenu prend un aspect purulent. Elles sèchent en quelques jours.

Le 25 mai : La malade accuse une douleur assez vive au niveau du cou-de-pied et de la plante du pied droit. Elle fait une arthrite médio-tarsienne qui guérira spontanément.

Malgré la disparition complète des douleurs, malgré la disparition de la fièvre, le genou reste gros, donnant une impression de fluctuation. On décide de passer la malade en chirurgie pour intervention. La température est normale depuis une huitaine de jours. Elle subit le 7 une arthrotomie.

Revue quelques temps après, la malade est guérie.

On ne constate plus de souffle cardiaque.

Traitement. — À signaler l'emploi de la trypañflavine.

Cette médication fut instituée alors que la température

présentait depuis un mois de grandes oscillations entre 37° et 40° et après que deux injections intra veineuses de 0 gr. 15 de novar. avaient été pratiquées les 5 et 6 mai sans résultat apparent. Les frissons s'étaient cependant atténués.

{re injection intra-veineuse de 0,40 de trypaflavine le 8 mai, alors que la-témpérature est à 3808. Aucune réaction générale, aucune réaction de coloration de la peau ou des muqueuses. Les jours suivants, la T. est moins élevée et moins oscillante, elle reste entre 38 et 390.

Le 10 et les jours suivants, les urines sont colorées par des pigments verts, quantité 500 gr. à 1 1. ; alb. 0.

2e injection de 0 gr. 50 le 11 alors que la température est à 38%. Le soir, elle est à 37°5, le lendemain à 37°. Jusqu'au 15, apyrexie.

. 3° injection de 0,50. le 15 alors que la température qui est à 3705, tend à s'élever.

Elle continue sa progression,mais seulement jusqu'à 3702. . Le 18 mai : 4° injection de 0 50.

. Le 21 mai : 5° » DE alors que la T. est sensiblement normale. Après cette injection, la courbe présentera quelques ascensions à 3808, 3807 et redescendra progressivement à la normale.

Le 3 juin : 6° injection de 0.50. :

: La T. est à la normale (bien que la malade présente son arthrite du genou pour laquelle elle sera passée en chirurgie quelques jours plus tard).

Donc septicémie à streplocoque d'origine utérine. Endocardite.

Arthrite purulente du genou droit, ayant nécessité une arthrotomie.

Arthrite médio-tarsienne du pied droit ayant guéri spontanément. .

Période fébrile, 50 jours environ.

Guérison.

Tr. : Trypaflavine,

Obs. IX. — Fièvre puerpérale avec HETURe de streptocoques dans le sang.

(ruérison. Lemierre (A). Th. de Paris,1904. « L'ensemencement du sang pendant la vie ». (Obs. ID).

V..., 27 ans, couturière, primipare accouche le 5 décembre 1902, au 8° mois de sa grossesse. La fièvre s'allume le surlendemain de l'accouchement.

Deux jours après,le 10 décembre elle est à 40° et s'y mainüient les jours suivants.

La malade soumise à l'irrigation continue, reste à 40° jusqu'au 19 décembre.

Elle reste entre 38° et 39° jusqu'au 25 décembre et n'atteint la normale que le 6 jour. Guérison.

Le 13 décembre, 8 jours après l'accouchement, ensemencement de 5 cm° de sang en ballon. Streptocoque en culture pure en 48 h. Le streptocoque inoculé sous la peau de l'oreille de 2 lapins, ne donne chez eux qu'une petite bulle purulente, pas de rougeur, pas d'œdème.

Donc septicémie puerpérale à streptocoque pure, sans localisations. \

Période fébrile 1 mois environ.

Guérison.

Obs. X. — Infection puerpérale. Phlébite. Guérison. Lemierre (A). Th. de Paris, 1904. « L’ensemencement du sang pendant la vie ». Obs. XIV.

M... Suzanne, 27 ans, mécanicienne, entre à la Maternité le 15 août 1903 Cette femme a déjà eu 3 grossesses normales. A son entrée dans le service elle est enceinte de 8 mois environ. Elle vient à l'hôpital parce qu'elle se sent fatiguée depuis quelques jours. On prend sa température, celle-ci atteint 39°. La malade n’a ni abattement, ni diarrhée, ni taches rosées.

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Néanmoins, on pense à une fièvre typhoïde. La T. ne dé-

passant jamais 39, on ne donne pas de bains. Cet état dure

environ 15 jours au bout desquels la malade peut se lever. L'accouchement a lieu le 27 septembre 1903. Aussitôt après la malade a des frissons et la T. monte à 38°. Elle a 38° pendant trois jours, puis diminue et reste néanmoins au-dessus de 37 avec de petites ascensions à 38° de temps en temps. Quelques jours après douleurs vagues dans la jambe droite, puis brusquement douleur intense dans le côté droit du thorax.

Le 11 octobre, elle sort sur sa demande, malgré les conseils qu'on lui donne.

Le 13 octobre, elle doit s’aliter, sa jambe droite est devenue .

douloureuse et tuméfiée etelle a de la fièvre.

Le 14 octobre, la malade entre dans le service de Widal à l'hôp. Cochin.

A son entrée, on constate l'existence d'une phlegmatia alba dolens au niveau du membreinférieur droit.

T. 39° La malade perd un peu de sang, mais non fétide.

Dans la nuit du 15 au 16 octobre, brusquement point de de côté intense à droite avec dyspnée. Pas d'hémoptysie. Le matin, rien à l'examen du poumon,

Le 17 octobre, douleur intense dans le membre inférieur gauche, éveillée à la pression du mollet, du creux poplité et du triangle de Scarpa.

La température se maintient encore aux environs de 39° pendant 4 jours puis revient lentement à la normale

Guérison.

Ex. bactériol : Le 17 octobre 1903, ensemencement de 5 cm° de sang en ballon.

Streptocoque en culture pure en 24 heures. \

Inoculation du streptocoque isolé sous la peau de l'oreille d'un lapin. Ni abcès local, ni érysipèle.

Donc septicémie puerpérale à streptocoque Phlébite.

Période fébrile, 2 mois environ.

Guérison.

ue.

Obs. XI. — Sceplicémie à streptocoques consécutive à une intervention sur des ganglions de l’aisselle.

(Lemierre (A.) Thèse de Paris, 1904. L'ensemencement du sang pendant la vie. Obs. XVII).

B..., 50 ans, entre le 21 juillet 1903 à l'hôpital Boucicaut, avec des adénopathies de l'aisselle droite jugées tuberculeuses.

Le 27 juillet, ablation des ganglions.

Le 28 juillet. frisson, ascension de la température à 40°5.

Le 29 juillet, To matin, 3805 ; soir 40°

k. Le 30 juillet : Nous voyons le malade.

Il est somnolent et presque dans le coma. La langue est sèche.

T : 40°. P.: 120. Foyer de râles sous-crépitants à la base gauche.

Nous pratiquons l'ensemencement du sang et nous injectons 0 gr. 05 de collargol dans une veine.

Le 31 juillet, état général meilleur, malade plus éveillé. T matin et soir 398. A partir de ce moment, la T. s'abaisse, néanmoins, elle continue à osciller irrégulièrement entre 38° et 39° pendant un mois, puis le malade guérit définitivement.

Nous n'avons pas été appelé à faire d'autre ensemencement.

Ex. bactériol, le 30 juillet. Ensemencement de 5 cm° de sang en ballon.

Streptocoque en culture pure en 24 heures.

Inoculation ; 1° sous la peau de l'oreille d’un lapin du 1 cm° de culture de 24 heures du streptocoque.

Le lapin présente un érysipèle volumineux dont il guérit ; 20 Dans la veine d'un lapin de 1/2 cm'de culture de 24 heu- res du streptocoque. Le lapin ne présente aucun trouble;

3° Sous la peau d'une souris, de 1/4 de cm° de culture de 24 heures du streptocoque. La souris meurt au bout de 8

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jours, de septicémie après avoir présenté un phlegnion au point d'inoculation.

Donc, septicémie à streptocoque à la suite d'une intervention sur des ganglions axillaires Aucune localisation. Période fébrile, { mois environ. Guérison. T. Collargol.

Obs XII, — Observation rapportée par M. le professeur Lemierre (Journal médical français, avril 1925 « Les infections sanguines », t. XIV, n° 4, p.198).

« Nous avons eu l’occasion de voir un jeune bomme qui en pleine santé fut pris d'un catarrhe rhino-pharyngé, de îrissons et de courbature et d'accès fébrile avec ascension de la température à 39’.

Une hémoculture pratiquée pendant un de ces accès permit d'isoler un streptocoque dénué de virulence pour le lapin. Cette maladie terminée en une semaine, ne donna à aucun moment une impression de gravité.

Donc septicémie bénigne à streptocoque d'origine rhinopharyngée.

Obs. XII. — Endocarditis lenta. Schottmüller H. Münchener Wochenschrift 1910,n°12, p. 617 et n° 13, p. 697).

Il s'agit d'une jeune femme admise à l'hôpital pour un avortement incomplet avec une température à 39°. … L'hémoculture immédiatement pratiquée donne 8 colonies de streptococcus viridans par centimètre cube de sang.

On fait un curettage et 48 heures plus tard la malade est apyrétique.

Streptococcémie éphémère post abortum.

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Obs. XIV. — Seplicémie éphémère provoquée par l’inlervention chirurgicale. Philibert A. (C. R. de la Société de biologie, 1922. Séance du 1° juillet, p. 348).

ll s’agit d'un soldat qui, au troisième jour d'un fracas de l'épaule infectée par le streptocoque présente une température à 38°6.

La partie supérieure de l'humérus est alors reséquée. Immédiatement avant l'opération l'hémoculture est négative Une heure plus tard, immédiatement après l'opération, elle donne un streptocoque. À partir de ce moment la température s'abaisse en 1ysis et dix jours plus tard le blessé est apyrétique.

Streptococcémie éphémère consécutive à une intervention chirurgicale.

Obs. XV. — Septicémie streplococcique à porte d'entrée indéterminée. (Thèse de M.le Prof. Lemierre. Obs. d’un malade du D' Enriquez).

Il s'agit d’un jeune homme qui présenta au mois de juin dernier une série de symptômes difficiles à classer : courbature générale, catarrhe nasal, dyspnée procédant par crises, en . même temps que des accès de fièvre irréguliers. Le diagnostic restait en suspens entre grippe et asthme des foins à forme IÉDrHeS,

L'ensemencement du sang fut pratiqué et donna au bout de 24 heures une culture pure de streptocoque. Ce streptocoque se montra sans virulence pour le lapin et injecté sous la peau de l'oreille ne provoqua ni érysipèle, ni abcès.

Donc streptococcémie d'origine probablement grippale.

Guérison.

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Obs. XVI. — Jcière catarrhal d'origine streplococcique. Obs. due à l’obligeance de M. le Prof. Lemierre.

C... Charles, 18 ans, garçon livreur, entre à l'hôpital Cochin le {1 novembre 1909, pour un ictère très prononcé.

Antécédents héréditaires : Rien de notable.

Antécédents personnels : Pas de jaunisse.

A toujours saigné facilement et abondamment à la moindre écorchure, mais n'a jamais présenté d'accident de grande hémophilie. On n’en retrouve pas non plus dans sa famille. Pas d'éthylisme.

La maladie actuelle a débuté il y a une huitaine de jours, .

sans qu'il soit possible de préciser quel a été le 1e malaise. Il aurait ressenti pendant plusieurs jours de petits frissons répétés. Pendant les derniers jours de la semaine, diarrhée peu abondante, mais très liquide, non fétide. Appétit conservé, pas de vomissements, pas de fatigue.

La T. n'a pas été prise. Ni lui, ni son entourage n'ont remarqué qu'il était jaune.

Le 9 nov. dans l'après-midi, apparition d'un frisson plus intense, accompagné d’une sensation de malaise et de faiblesse dans les jambes. Le frisson a persisté pendant près d'une heure.

Le 10 nov. inappétence, céphalée, douleur dans l’hypocondre droit.

Dans la nuit du 10 au 11 nov., le malade dort jusqu’à 10 h, et est réveillé par une douleur plus violente dans la région hépatique. Douleur sourde qu'il compare à des tiraillements avec paroxysmes, sans irradiations à l'épaule droite. Il se rendort et est réveillé à 1 h. du matin par une selle diarrhéique. Au réveil, il est complètement jaune. Il entre à l'hôpital accusant encore quelques coliques.

L'ictère est très prononcé. Belle teinte jaune d’or au ni-

veau des téguments Les muqueuses, les conjonctives sont colorées.

on pass

Les urines sont fortement colorées et donnent une réaction

de Gmelin intense. Elles contiennent également de l’urobiline.

Les matières fécales sont décolorées.

Le foie est de volume normal, un peu douloureux au point cystique.

La rate est perceptible sur deux travers de doigt.

Le ventre est un peu ballonné, mais souple.

La langue est blanche. L'examen des poumons, du cœur, du système nerveux, ne montre rien d'anormal. Pas de prurit.

T. 3702. P. un peu ralenti, 62.

Le sérum sanguin est jaune verdâtre et donne une réaction de Gmelin très nette. La résistance globulaire avec le sang total et les hématies déplasmatisées donne H!' 38. H° 30.

Etant donné les antécédents hémophiles du malade, on recherche le mode de coagulation du sang qui se fait normalement sans sédimentation jpréalable. Cette recherche est faite d’après la méthode de Weil avec le sang, pris au bout . du doigt et le sang pris dans la veine.

Le 12 nov. : L'état du malade ne s’est pas modifié. L'ictère est aussi prononcé. La T. reste normale, la brachycardie persiste. Urines, 1500 gr. Constipation.

Le 13 nov. Evamen bactériologique : Ensemencement de 20 cm* de sang. Streptocoque en culture pure au bout de 5 jours.

Du 13 au 21 nov. : Etat stationnaire.

Le 29 nov. : L'ictère devient moins intense. Les matières sont plus colorées. Les urines toujours foncées présentent une réaction de Gmelin encore positive. Foie non douloureux, rate non perceptible. Bon état général. Le malade augmente de poids.

Le sérum sanguin est fortement coloré et donne un Gmelin positif.

Le 24 nov. : Sorte de crise polyurique. 3 1. 400 d'urines

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irès foncées malgré leur Do. etavec réaction de Gme- TS lin positive et présence d'urobiline. Se $

A partir du 25 nov. : Disparition DRE des symp- 3 tômes observés. de PRES ee

Les urines conservent une réaction de Gmelin faiblement 5 positive et présentent encore une notable Proporeie d° urobiline. ; < is

Le sérum ‘est. encore plus: are que normalement. La = résistance globulaire est redevenue normale.

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