‹ A propos de quelques cas de Typho-Anémie observés dans une clientèle du Département de la MoselleChapitre 3 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La publication au Journal Officiel du 3 décembre 1929, classant la typho-anémie du cheval parmi les maladies contagieuses mentionnée à l’article 10 de la loi locale du 26 juin 1909, vient de hisser cette maladie au premier plan des discussions médicales dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Ce décret dit, entre autres : « Vu l'extension prise par la typho-anémie du cheval dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, etc... »

Il est certain que les trois départements ont enregistré une recrudescence très sensible des infections de typho-anémie. Cette cause doit être attribuée au manque absolu de mesures sanitaires spécifiques à cette maladie. Par le fait, de nombreux marchands de chevaux, souvent ignorants de la présence de cette maladie dans une écurie, purent acheter et revendre dans d’autres régions des animaux malades ou blanchis après un traitement quelconque. Par ce moyen, des régions jusqu'ici saines furent infectées.

La recrudescence de la maladie date surtout depuis la guerre, et ceci trouve une explication dans le fait que les armées allemandes tinrent constamment cantonnement dans nos régions. Ces troupes étaient en grande partie passées en Russie et dans les Etats balkaniques. Etant donné que ces régions ont été de tout temps sérieusement contaminées par la typho-anémie, les chevaux militaires y contractèrent l'infection pendant leur séjour. Revenus plus tard au front français, ces chevaux furent logés dans les écuries de nos cultivateurs lorrains et alsaciens.

Ce contact a certainement favorisé dans une assez large mesure la diffusion de la maladie. Nombreuses sont les étables de la région qui doivent leur infection à ces faits. Vu le grave préjudice causé à nos populations par les pertes énormes de chevaux, on insiste depuis quelques années, dans les réunions vétérinaires et agricoles, sur la nécessité de mesures sanitaires. Sous ce rapport, le décret ministériel

arrive à point pour mettre enfin un frein à des abus qui n’ont que

trop duré. | Pour juger toute l'étendue de ce décret, nous le faisons suivre in

extenso.

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