‹ A Propos De Quelques Observations De Grippe Pseudo-PhymiqueChapitre 2 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il y a longtemps déjà que Graves, étudiant la symptomatologie des accidents pulmonaires de la grippe, avait remarqué la tendance fréquente des fluxions pulmonaires à se localiser au sommet, simulant ainsi la tuberculose pulmonaire.

Après lui, Teissier de Lyon, en 1893, dans son Traité sur la grippe-influenza, a repris avec ur peu plus de détails le même sujet et donné à ces formes cliniques le nom de grippe « pseudo-phymique ».

Depuis, plusieurs auteurs, en particulier, Collet, Legendre, en ont relevé quelques observations. Le D: Egger, dans sa thèse (Lyon 1894) a rapporté un certain nombre d’observations du professeur Teissier, et fait l'historique de la question.

Ce n’est donc pas un sujet nouveau que nous avons l'intention de traiter. Nous voulons seulement rappeler ces faits de grippe pseudo-phymique et en rapporter quelques observations, que, grâce à l’obli-

geance de notre maître, le D’ Barbier, nous avons pu recueillir dans son service d’enfants, à l'hôpital Hérold.

Si ce sujet n’est pas nouveau, par contre, il nous a semblé d’un intérêt clinique et pratique considérables.

Nous verrons, en effet, que les malades dont nous aurons l’occasion de retracer l'histoire, ont tous été des malades difficiles et que ce n’est pas d’emblée que le diagnostic a été posé, tant au premier abord, ils ressemblaient à des tuberculeux.

La grippe, en effet, dans ces formes particulières que nous verrons, avec ses signes généraux, amaigrissement, hyperthermie, tachycardie ; ses signes fonctionnels : abattement, dyspnée, toux, expectoration, et surtout avec ses signes physiques d’altération pleuro-pulmonaire, signes fixes en un point localisé du parenchyme puimonaire, présente dans certains cas l’allure de la tuberculose la plus caractéristique.

C’est done ce point bien spécial sur lequel nous désirons l'attention: il existe au cours ou pendant la convalescence de la grippe des foyers pleuropulmonaires localisés et fixes, simulant la tuberculose.

Nous n’avons pas besoin d’insister sur l'intérêt pratique d’un tel sujet: tant pour le médecin qui, ayant ces faits présents à l'esprit, évitera une erreur de diagnostic, erreur lourde de conséquences, et pourra porter un pronostic bénin, comme nous verrons, que pour le malade à qui il ne sera pas indiffé-

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rent d’être tuberculeux avancé, ou d’avoir simplement dans le poumon un foyer qui, au bout de quelques semaines, aura disparu.

Nous nous excuserons du nombre restreint de nos observations, mais les cas dont nous nous occupons sont rares : ce sont des exceptions cliniques, dont il convient d’être averti. Dans toutes nos observations, le premier diagnostic posé a été celui de tuberculose. En présence de tels malades, c’est le diagnostic clinique rationnel comme nous le verrons. Ce n'est que devant la bizarrerie de certaines manifestations cliniques, que le médecin a des doutes que le laboratoire vient confirmer.

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