‹ A Propos De Quelques Observations De Grippe Pseudo-PhymiqueChapitre 5 sur 15 · L. Angot · texte numérisé non relu

L. Angot

L'évolution est toute différente. Dans la grippe, les choses marchent vite. En quelques jours, les signes physiques sont au complet. Au bout de quelques semaines, tout a rétrocédé, annonçant une guérison qui sera souvent prompte à venir.

Nous n’avons pas à insister sur l’évolution toute différente de la phtisie aiguë, plus longue à détruire un lobe pulmonaire dont l’évolution est traînante et presque toujours fatale. L’expectoration dans la grippe est plus abondante, plus nettement purulente et duie moins longlemps. Enfin, ce que nous ne trouvons pour ainsi dire jamais, au cours de la phlisie aiguë, nous avons dans la grippe, fréquemment, participation de la peau à l'infection, soit sous forme d’éruption toni-infectieuse, comme dans l’observation que nous avons signalée, soit plus souvent sous forme de véritable furonculose comme nous le verrons plus loin.

Tous les arguments que nous avons tirés, tant de la clinique que du laboratoire, séparent assez nettement ces grippes pseudo-phymiques de la phtisie aiguë, en particulier de ces formes de tuberculose aiguë congestive qui ressemblent le plus à ces formes de grippe.

Nous n’insisterons pas pour faire remarquer que ces foyers fixés et localisés de la grippe, restant les mêmes au même endroit du poumon,ne ressemblent en rien à une pneumonie ou à une broncho-pneumonie,quin’ontnila durée, ni la fixité desymptômes physiques, ni l’évolution de la grippe pseudo-phymique.

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