‹ A propos de Sept Cas de « Présentation du Front » observés à Lariboisière et à Beaujon ces cinq dernières annéesChapitre 12 sur 34 · PHASE · texte numérisé non relu

PHASE

l’autre est le dernier, elle ne diffère que du plus ou Moins ».

Depuis lors, jusqu’à nos jours, les progrès de lobstétrique n’ayant fait que croître, nombreux sont les auteurs ayant repris l’étude de cette variété sans toutefois ajouter beaucoup à ce qui avait déjà été dit, si ce n’est d’en avoir fait une présentation bien indi-

vidualisée.

ETIOLOGIE

Parmi les nombreuses observations obstétricales à ce sujet, il a été remarqué que les causes pouvaient provenir soit du côté de la mère, soit du côté du fœtus, soit de l’œuf lui-même.

La multiparité a été signalée, cet état, entraînant une perte de tonicité de la paroi utérine, peut laisser une trop grande liberté au fœtus et ne permet plus de contractions assez énergiques de l’enveloppe musculaire à la surface de l’œuf pour maintenir et immobiliser la tête au contact du thorax.

Des obstacles peuvent empêcher la flexion ou dé-

flexion complète de la tête :

— soit d'ordre phystologique :

contractions partielles et irrégulières dont les forces combinées dévient et maintiennent l’extrémité céphalique mal dirigée et mal centrée, ou au contraire rétraction de l’utérus sur le cou du fgetus en une sorte de manchon maintenant la tête, le front en bas, suspendue au-dessus du détroit supérieur et la forçant à s’engager dans cette position.

—— soit d'ordre mécanique :

une tumeur dans l’épaisseur ou le voisinage du seg-

ment inférieur empiétant plus ou moins dans Paire

du détroit supérieur; lobliquité utérine, l'utérus dévié en anté ou latéro version, entraîne en direction vicieuse le grand axe de l’ovoïde fœtal; mais surtout les viciations pelviennes à un faible degré constituent assurément les causes les plus efficaces et les plus fréquentes. Elles se présentent, soit dans le détroit supérieur, soit dans l’excavation comme des obstacles se dressant au devant du passage de la tête, agissant pendant la grossesse en empêchant la tête de se fixer sur les parois du bassin; et pendant le travail, par les inégalités ou par l’asymétrie filière formant des points d'arrêt sur lesquels la tête fœtale vient buter, l’obligeant ainsi soit à se défléchir, soit à se fléchir : l’occiput est-il arrêté en cours de route ? la tête se défléchie par un mouvement de descente du front qui seul peut progresser; si au contraire c’est le menton qui est maintenu dans une présentation défléchie (face). c’est l’occiput qui va s'engager et obéir seul à l’impulsion de haut en bas jusqu’à ce qu’il soit arrêté à son tour.

On conçoit donc aisément que les viciations pelviennes soient dans les causes fréquentes de présentations du front d'autant plus que, souvent, elles s’accompagnent d'obliquité utérine surtout dans les bassins aplatis où l'engagement doit se faire le plus souvent par une inclinaison frontale combinée d'habitude à une ou deux inclinaisons asyvneliques successives qui sont providentielles; mais cette inclinaison n’est fort heureusement que transitoire pouvant cependant per-

sister jusqu'au dégagement.

Le

aies

Cette cause serait, d’après DEVAUX, à l’origine des présentations du front dans 36 % aes cas et pour SpPi- GELBERG elle serait 10 fois plus fréquentes dans les bassins rétrécis que dans les bassins normaux.

Outre ces causes maternelles, il ne faut pas oublier que les causes fœtales seules peuvent entrer en jeu; ce sont : la forme de la tête même du fœtus régulièrement arrondie « véritable tête boule »; la macération, les tumeurs du cou et de l’occiput et ia briéveté du cou; le voisinage d’une seconde tête fœtale dans le cas’ de grossesse multiple; l’hydrocéphalie avec distension de la région frontale, le torticolis congénital, Pexcès de volume pathologique des régions thoracoabdominales.

Enfin des causes ovulaires : excès de liquide aumiotique qui permet le libre jeu des articulations occipito-vertébrales restant alors insoumises à l’action du contact de la musculature utérine; les circulaires du cordon bridant la tête et s’opposant à ce que l’extrémité céphalique prenne contact avec la paroi thoracique, soit par le menton en état de déflexion, soit par locciput en état de flexion; enfin la procidence de membres formant attelles immobilisant la tête en

attitude vicieuse.

Page 1