DÉFINITION
L'hypertension semble, étant donné ses diverses formes de début et les nombreux problèmes encore peu éclaircis qu'elle pose, répondre le mieux à ces termes :
€ Troubles hémodynamiques dont le seul substrat certain est l'augmentation du chiffre tensionnel obtenu par les diverses méthodes connues, et qui ne lève pas généralement le secret de ca cause primaire » (LENÈGRE).
Il semble possible, à l'heure actuelle, de dissocier les différentes modalités d’hypeïrtension (rénale et endocriniennes), bien que toutes deux soient susceptibles d'aboutir au même syndrome d'’hypertension maligne avec son cortège de désordres vasculaires, rénaux et humoraux.
Nous possédons aujourd'hui quelques données qui constituent un fil directeur dans l'étude de l’étiologie et du traitement de certaines formes d’hypertension.
En dehors des hypertensions des pléthoriques ou de celles qui ont une origine rénale (néphropathie unilatérale ou lésions de néphrite), on est conduit à affirmer l'origine neuro-hormonale de certaines hypertensions, bien qu'il ne soit pas encore possible de dissocier la part du système nerveux de celle des facteurs humoraux et endocriniens.
FSI EE
LE SYSTÈME NERVEUX : SA PART DE RESPONSABILITÉ DANS LA PATHOGÉNIE DE L'HYPERTENSION.
La conception d’une hypertension nerveuse pure n'est plus guère admise actuellement. On lui associe toujours un facteur humoral.
Si, en effet, du point de vue expérimental, CORVIAN a réussi, en 1953, à réaliser des hypertensions dans 100 % des cas chez des rats par hémidécortication,. ou stimulation constante par le bruit, ou encore par un éclairage intense, ces hypertensions sont plutôt l'équivalent chez l'animal de l'hypertension sympathicotonique de l’homme, bénigne, non progressive et bien tolérée.
On pense actuellement que l’action périphérique de l'influx nerveux semble liée à la hbération dans la paroi des vaisseaux comme dans le sang veineux des capsules surrénales, d’un mélange d’adrénaline et de noradrénaline.
D'après EULER, l’adrénaline, dont l’activité est surtout métabolique, serait élaborée au niveau de la médullosurrénale, tandis que la noradrénaline, d'action plus particulièrement pressive, prendrait naissance au voisinage des terminaisons nerveuses vasculaires.
Quant au stimulus initial, 1l peut être de natures très diverses selon qu'il provient directement d’un dérèglement central (hyperexcitabilité du neurostat vaso-moteur) ou d’une action réflexe.
La plupart des auteurs admettent actuellement la notion de terrain (hyperexcitabilité psycho-affective ?)
La surcharge nerveuse, cause du dérèglement central, est parfois moins nette ; cependant, on peut presque dire de l'hypertension qu'elle est l’apanage des peuples très civilsés, des surmenés, des intellectuels. Repousser d'emblée la part du système nerveux central dans le mécanisme pathogénique de la maladie hypertensive, serait donc abusif.
+ sr he
ER eS
Des hypertensions nerveuses réflexes (par excitation des plexus cervicaux, par exemple) ont été décrites