‹ A propos de Trois Cas de Tuberculose Traités par le Pneumothorax BilatéralChapitre 15 sur 16 · LS TE · texte numérisé non relu

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chez lequel on se propose d'intervenir. La mise en train et l'entretien d’un pneumothorax bilatéral exigent du malade auquel on s’adresse un équilibre psychologique, un état moral qui seront des appoints sérieux dans le résultat final. L'état du cœur et de l'appareil circulatoire ont une importance capitale. La tuberculose pulraonaire donne au cœur droit une grosse surcharge. On aboutit fatalement à l’insuffisance droite et au syndrome de Lanbry si l’on veut tenter un pneumothorax bilatéral chez un sujet dont la tension est faible et ne se relève pas par la médication digitalique. à

Les localisations extra-pulmonaires sont autant de contre-indications du pneumothorax bilatéral. Il est donc indispensable de soumettre à un examen clinique complet les malades auxquels on se propose d'appliquer le traitement. Cette question des localisations extrapulmonaires est du reste souvent difficile à élucider si l’on ne veut s’en tenir uniquement aux grosses manifestations cliniques. C’est pour Jacquelin un des points les plus importants.

Les renseignements donnés à ce sujet par le laboratoire : modification de la formule leucocytaire, courbe des anticorps, variation de la cuti-réaction, ne sont pas probants. Il faut faire une exception pour la tuberculose laryngée qui est quelquefois améliorée par le pneumothorax unilatéral. Ameuille a cité un cas de guérison de tuberculose laryngée par le pneumothorax bilatéral.

Mais, avant tout et nous insistons sur ce point,

il est obligatoire pour être en droit d’escompter un succès lors de l’entreprise du deuxième pneumothorax d’avoir, quant aux résultats fournis par le premiéer, une opinion favorable. Les trois observations que nous présentons le montrent biens

Les résultats que nous avons obtenus chez ces trois malades sont en effet variables. Malgré un recul encore un peu restreint, on peut considérer la première malade comme actuellement guérie.

Le résultat obtenu chez elle est en tout cas le meilleur que l’on pouvait escompter. Si l’on ne peut encore parler de guérison pour le deuxième malade, on peut dire de son cas qu'il a été grandement amélioré par le pneumothorax bilatéral. L'évolution se modifierait-elle maintenant que l’on ne‘pourrait nier qu’il a tiré de son traitement un avantage appréciable.

Le mauvais résultat malheureusement obtenu chez le troisième malade vient confirmer notre Opinion que la valeur thérapeuthique d’un deuxième paeumothorax est fonction de la valeur du premier.

Si nous considérons les deux premiers malades, nous voyons en effet qu’au moment où la bilatéralisation s’est affirmée cliniquerent, le premier pneumothorax avait donnée soit une guérison momentanée, soit une amélioration notable.

La première malade à sa sortie de lhôpital en juin 1998, avait repris du poids, l'exploration était complètement tarie, elle n'avait plus du tout de

témpérature. Lés mêmes bons résultats pouvaient

être enregistrés chez le deuxiême malade avant la

rechute qui a déterminé la deuxième intervention Néanmoins, on note chez ce malade la persistance d’un épanchement d’abord séro-fibrineux, puis puriforme qui n’a pas encore disparu. Chez le troisième malade, la première intervention n’a jamais donné satisfaction. Des adhérences ont limité le collapsus et l'expectoration n'avait jamais complètement cessé, le poids ne s’était jamais stabilisé quand le deuxième pneumothorax a été entrepris.

Notons que si l’on doit attribuer aux résultats du premier pneumothorax l’évolution mauvaise de la maladie, il faut chercher ailleurs la cause des accidents asphyxiques qui ont emporté si brutalement le malade. Plusieurs cas ont déjà été décrits, de mort dans les mêmes circonstances au cours du traitement par le pneumothorax bilatéral. Kindberg, en particulier cite le cas d’une malade en traitement depuis seize mois et qui, en pleine amélioration, sans raisons appréciables, est morte en quelques heures d’une crise d’asphyxie suraiguë. L'auteur explique ces, accidents par des perforations pleuro-pulmonaires Spontanées se produisant par ruptures d’adhérences au cours de collapsus extrêmes.

Sans présenter toujours des Caractères aussi tragiques la perforation reste la grosse complication

, du pneumothorax bilatéral. Elle ne paraît pas être plus fréquente que dans le pneumothorax unilatéral mais alors que dans ce cas, elle passe quelquefois

inaperçue, elle évolue toujours à grands fracas, au

de perforations broncho-pleurales permanentes — aboutissant au pyothorax — soit que l’on ait affaire à une fissuration alvéolo-pleurale temporaire et tendant à se fermer spontanément.

= Les épanchements pleuraux semblent également fréquents au cours du pneumothorax bilatéral, ils semblent également plus abondants. Dumarest en donne comme causes : l’infection septique de la plèvre, la tuberculisation pleurale, le traumatisme

pleural.

| cours du pneumothorax bilatéral soit qu'il s'agisse

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