DETENTE
mon et il voit là la cause essentielle des perforations pleuro-pulmonaires. Enfin, on risque toujours une évolution aiguë dans un poumon encore expansible. Kindberg est plus éclectique. Temporisateur autant que possible en face de lésions localisées, il lui semble préférable d’insuffler d'emblée énergiquement en face de lésions jeunes superficielles et envahissantes. Notons que Jullien insiste sur l’exploration préalable au trocart de Kuss des deux cavités pleurales. On commence par explorer le côté le moins malade. Des oscillations manométriques franches, sans pouvoir faire préjuger d’un décollement total, indiquent au moins que l’on est en plèvre libre et que l’on aura de fortes chances de créer une poche suffisante. On retire alors le trocart et on inspecte l'autre côté où l’on peut commencer immédiatement l’insufflation si les résultats sont concluants.
On voit donc que la mise en train et l'entretien d’un pneumotorax bilatéral sont choses plus minutieuses que difficiles et il nous semble que si, les résultats apparaissent souvent variables, c’est moins à des détails techniques qu'à des considérations anatomo-cliniques qu’il faut s'arrêter pour les expliquer.
Une connaissance profonde du malade auquel on s'adresse, la notion exacte des résultats obtenus chez lui avant la bilatéralisation sont pour nous de grande importance.
Il est indispensable si l’on veut obtenir un bon résultat de suivre depuis longtemps déjà le malade
P. Robert 3