SIGNES OBJECTIFS
Ils sont constitués par une céphalée continuelle ou intermittente ne siégeant pas toujours au niveau de la lésion. Cette céphalée, si elle est quelquefois de nature banale, dans bien des cas n’est que le signe initial d’un abcès du cerveau, ou l'indice d’une encéphalite en train d'évoluer. . |
Dans tous les cas il est difficile et même impossible d'établir d’après elle un diagnostic précis.
Les signes objectifs comportent encore de l'insomnie, des vertiges, des sifflements d'oreilles et des troubles moteurs qui vont de «l'impossibilité à rester en place » suivant la propre expression des malades (en effet, un besoin incessant de mouvement les anime malgré eux) jusqu'aux crises d’épilepsie jacksonnienne, crises se limitant au côté opposé à la lésion ou se généralisant, et revenant à des intervalles plus ou moins éloignés, en passant par des accès de simple contracture des membres.
La guerre a même permis d'étudier un genre d’épilepsie partielle, consistant en des accès de troubles de la sensibilité, et dont MM. Pierre Marie, Chate-— lin et Patrikios ont rapporté une observation particulièrement intéressante à la séance du 12 octobre 1916, à la Société de neurologie.
Sous quelles influences se produisent ces crises. d'épilepsie ?
En fournissant un vaste champ d'examen, laguerr2z a également permis de constater que les crises d'épi-
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lepsie apparaissent, presque toujours, dans des circonstances assez bien définies, caractérisées principalement par une vaso-dilatation des vaisseaux céré:braux. |
-C’est ainsi que nous avons pu interroger des bles- -sés qui nous ont déclaré avoir contracté leur première crise, puis les suivantes, à l’occasion d’une exposition au soleil, d’un effort trop violent, physique ou intellectuel, d'une position basse de la tête, enfin, de digestions pénibles accompagnées de congestion céphalique. | ee
Parfois ces blessés n’accusent pas d’autres symptômes qu’une céphalée plus violente qu’à l'ordinaire ou qu’un état vertigineux.
Il est classique de donner l'explication de ces faits par l’irritation de la substance cérébrale,due aux corps étrangers qui l’avoisinent ou qui s’y trouvent inclus.
Mais pourquoi les effets de cette irritation permanente ne se montrent-ils que d’une manière intermittente, et surtout pendant les périodes où le cerveau se trouve en état de congestion ?
Il semble que celui-ci soit, du fait même de ses lésions, en état d'équilibre instable, et d’une excitabilité plus grande.
Quoi qu’il en soit, et pour toutes les raisons que nous venons d'examiner, bien des blessés ont dù abandonner le métier qu'ils avaient choisi et même ont dû cesser tout travail, quel qu’il fût.
Tous ces symptômes, tous ces ennuis, finissent par agir d’une façon déplorable sur l’état psychique des
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malades, ce qui n’est pas une des moindres raisons pouvant parler en faveur d'une intervention.
Nous exprimons cette opinion, d'autant plus que. beaucoup de ces blessés ne souffrent que de symptômes cérébraux graves ou simplement gênants, pour une minime lésion, souvent facilement réparable ; ils sont, par ailleurs, en état de santé parfaite et ont, par conséquent, une valeur sociale certaine, et inutilisable tant qu’ils ne sont pas délivrés des ennuis. dus à leur blessure. x
Notre troisième observation est un exemple typique de ce que nous avançons.