‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 10 sur 72 · T'AS · texte numérisé non relu

T'AS

Cette méthode prit le nom de « faradisation pulmonaire ».

En 1946, BERNOU développa la théorie de la « ventilation inversée » et mit en lumière le rôle de la toux dans la distension d’une caverne sans que l’existence d’une soupape à sens unique soit nécessaire, la caverne ballonnisée pouvant être la conséquence durable d’une hyperpression momentanée ayant provoqué une réaction inflammatoire des parois de la caverne et du parenchyme péricavitaire.

En 1947, Gasrazpy, dans un travail préparé sous la direction de BERNOU, mit l’accent sur les processus tuberculeux de la bronche de drainage. Au sujet des pressions intracavitaires, GASTALDY observa que, dans la majorité des cavernes ballonnisées ou distendues, les conditions de pression étaient, à peu de chose près, les mêmes que dans toute caverne ou cavité aérienne du poumon : «ce sont des cavernes paraissant en tension, dit-il, plutôt que des cavernes en tension réelle ».

Cependant, nous voici à l’ère des antibiotiques. La question se trouve-t-elle éclairée d’un jour nouveau ?

En 1948, BaRiÉry et LESOBRE montrent l’action tant préventive que curative de la streptomyeine sur le ballonnement cavitaire.

Si l’antibiotique est capable d’influencer favorablement

le ballonnément, n'est-il pas logique de penser que celui-ci u’est autré qu’un processus évolutif ?

En 1949, BRraïzLoN, RoBiN et EMERY, sous le titre : « Les soufflages cavitaires vrais et faux au cours du pneumothorax artificiel», considèrent le soufflage comme rarissime; pour eux, les augmentations de volume des cavernes ont deux causes : Pune, la persistance d’adhérences, l'autre, le caractère évolutif des lésions.

La fréquence que ces auteurs attribuent à la première de ces causes ne correspond pas aux constatations faites par BROCARD, FHOYER et MOUVEROUX qui déclarent, en 1950, avoir vu bien rarement un ballonnement céder à une libération totale du moignon. Par contre, le caractère

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évolutif des cavernes grandissantes se trouve confirmé dans leur exposé du « Problème du ballonnement cavitaire à la lumière de la streptomycinothérapie ». BROGARD, THOYER et MouvEROUx estiment, en outre, que si la valeur curative de la streptomycine est réelle, sa valeur préventive l’est beaucoup moins. Au surplus, un traitement préventif risque d’hypothéquer l'avenir du malade.

Sur ce point, F. PrÉcHAUD, P. FRÉOUR et J. PELGÉ. émettent, en 1951, un avis différent. Dans leur « Etude comparative des cavernes ballonnisées avant et depuis la streptomycothérapie », ces auteurs préconisent une cure antibiotique de courte durée avant toute collapsothérapie (la streptomycine lève l’obstacle bronchique et agit plus facilement et plus rapidement sur les lésions non collabées). « Le collapsus installé, ajoutent-ils, le traitement par la streptomycine sera arrêté aussitôt que la régression des lésions cavitaires se sera franchement manifestée ». Ils estiment ainsi éviter l’apparition des souches résistantes et dépendantes, tandis que le plein effet de Pantibiotique aura été réalisé.

Au terme de cet aperçu historique, en présence d’opinions diverses et parfois contradictoires, l’on ne peut s’empêcher d’être déçu. |

La caverne rebelle, qu’elle soit inerte, distendue mécaniquement ou agrandie par une destruction parenchymateuse rapide, reste la plus angoissante et la plus mystérieuse des complications du pneumothorax artificiel.

Si nous avons osé aborder ce redoutable et vaste problème, nous n’avons cependant pas la prétention de le résoudre au cours des pages qui vont suivre.

Au surplus, après avoir donné une définition de ce que nous entendons par caverne rebelle et envisagé la genèse

op

de la rétraction pulmonaire élective sous pneumothorax, nous bornerons notre travail :

— Aux hypothèses pathogéniques ;

— Aux résultats thérapeutiques obtenus au Sanatorium des Etudiants de France par les méthodes complémentaires du pneumothorax;

— À l'étude critique des méthodes employées.

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