ET « SOUFFLAGE
C’est à dessein que nous avons jusqu'ici, au cours de notre exposé, évité les termes de « cavernes inertes » et de « cavernes soufflées ». |
En effet, selon les auteurs, le terme d’ «inertie» a un sens particulier : descriptif (inerte, car fixe dans ses dimensions) ou éfiologique (inertie de rétraction, car le parenchyme péricavitaire est irrétractile), ou bien encore un sens général englobant toutes les cavernes rebelles au pneumothorax.
De même, le terme de « soufflage » se trouve employé à titre descriptif : cavernes dont les dimensions vont en augmentant (et en cela il correspond aux « cavernes ballonnées » de BARIÉTY), mais il est aussi employé à titre pathogénique, la caverne étant assimilée à une bulle d’emphysème par obstruction.
Ainsi, sous la rubrique « cavernes inertes », on trouve les termes d° «inertie évolutive », d°’ « inertie résolutive », d’ «inertie simple ». Sous celle de « cavernes soufflées », on rencontre des observations de cavernes grandissantes, de cavernes fixes dans leurs dimensions, parfois même de cavernés se rétractant.
En réalité, on se rend compte rapidement qu'il s’agit d’impressions personnelles fortement imprégnées d’arrièrepensées étio-pathogéniques.
SSI
On peut cependant dégager, des multiples travaux parus à l’origine, deux notions :
— L’inertie rétractile : ici, la caverne serait hors d'atteinte du collapsus parce que creusée au sein d’un tissu irrétractile (infiltration ou sclérose) ;
— Le soufflage cavitaire : ici, le parenchyme péricavitaire est peu atteint ou, du moins, l’atteinte est rétractile; c'est donc la caverne qui s'oppose à la rétraction et se conduit comme une bulle d’emphysème susceptible d’agrandissement, de statu quo, de rétraction, de variation rapide de taille (caverne accordéon).
Nous allons retrouver ces deux notions dans l’étude des pathogénies invoquées.