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Ce facteur étiologique est incontestable; malheureusement, il est difficilement mesurable.
En effet, il est des lésions anciennes dont la caverne est radiologiquement entourée de taches et de travées fibreuses (?), mais réagissant d’une façon favorable au pneumothorax.
De plus, nous connaissons des cas de cavernes rebelles creusées au sein d’un parenchyme altéré de longue date et qui se sont parfaitement bien rétractées dès la mise en train d’une thérapeutique adjuvante.
Il n’en est pas moins vrai qu’une insuffisance de rétractilité est parfois inconstestable et que, dans quelques cas, elle en arrive à un degré tel que, non seulement le pneumothorax est inefficace, mais encore que les thérapeutiques adjuvantes sont elles aussi inefficaces.
Si nous n'avons pas rencontré des observations de ce genre, il nous a été donné de voir, personnellement, dans un autre domaine, des inerties de collapsus dont la fréquence et le degré d’irrétractilité méritent une mention spéciale : c’est le cas de certains poumons silicotiques atteints ultérieurement par la tuberculose et traités par pneumothorax. La caverne est entourée d’un parenchyme silico-fibreux qui, après un certain degré de rétraction, forme autour de celle-ci un bloc rigide irrétractile réfractaire, la plupart du temps, aux méthodes complémentaires du pneumothorax (1).
En résumé, certaines lésions ulcéro-fibreuses denses sont, par leur manque de rétractilité, une cause non négligeable de cavernes rebelles et il est vraisemblable que, selon leur dynamisme évolutif, ces cavernes seront inertes, au sens strict du terme, ou grandiront.
Mais de telles observations sont assez rarement rencon-
(1) Nous tenons à remercier les médecins du Sanatorium de l’Association métallurgique et minière (Saint-Hilaire-du-Touvet) et, en particulier les Docteurs Y. PECHÉE, L. Coïssreux et L. Lacapou, qui ont bien
voulu nous montrer une série d’observations de ce genre dans le domaine de la silico-tuberculose,
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trées et il est souvent difficile de faire la part de la sclérose et celle des lésions jeunes en activité.
L’INFILTRATION CASÉEUSE MASSIVE
Un autre groupe de cavernes, rebelles en raison de l’irrétractilité du tissu altéré qui les contient, est constitué par les cavités creusées au sein d’une infiltration caséeuse massive. Il est évident que, dans ces cas, la caverne est hors d’atteinte de l’action du pneumothorax.
Mais l’inertie de rétraction n’est pas toujours consécutive à une infiltration massive préexistante. Elle peut se constituer après institution du collapsus ou intervention endoscopique. Elle est alors due au fait que les lésions exagèrent momentanément leur pouvoir congestif.
Sa traduction radiologique est représentée par une réaction d’opacification diffuse se généralisant bientôt à l’ensemble du lobe. Anatomiquement, elle correspond à une exsudation massive stoppant la rétraction.
* Ce phénomène ayant une origine physio-pathologique, nous l’étudierons plus longuement dans un chapitre ultérieur.
Ainsi, l’inertie rétractile, en dehors des cas de fibrose, peut correspondre à deux processus
— L'un, mécanique : c’est l’irrétractilité des blocs caséeux massifs;
— L'autre, physio-pathologique, constitué par un processus inflammatoire d'arrêt « stoppant » la rétraction.