‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 22 sur 72 · IE — LA SCLÉROSE DE LA PAROI CAVITAIRE GÉNÉRATRICE D'’INERTIE · texte numérisé non relu

IE — LA SCLÉROSE DE LA PAROI CAVITAIRE GÉNÉRATRICE D'’INERTIE

Pour expliquer la persistance de cavernes rigoureusement inertes dans leurs dimensions, au sein d’un parenchyme radiologiquement sain, certains auteurs ont avancé l’hypothèse de la rigidité d’une coque cavitaire

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épaisse, ancienne et donc sclérosée. La rigidité de la coque cavitaire rendrait compte de l’inefficacité du collapsus.

Cette hypothèse est logique et, en sa faveur, on doit noter que des cavernes torpides en parenchyme sain, tardivement collabées, réagissent mal au pneumothorax, soit qu’elles se rétractent avec lenteur, soit même qu’elles se révèlent inertes. En outre, il semble bien que plus on tarde à traiter une caverne rebelle inerte sous pneumothorax, plus la rétraction est difficile à obtenir. RossiGNoL mentionne ce fait dans sa thèse.

Cependant, si la sclérose de la coque cavitaire est une supposition théoriquement valable, elle est bien difficile à vérifier et, par ailleurs, elle se heurte à deux ordres de faits :

-—— L'un, histologique : il est habituel qu’un anneau collagène entoure les cavités tuberculeuses de quelque ancienneté et, le plus souvent, cette coque semble d'autant plus importante que la caverne est avancée en âge. Cependant, on rencontre des cavernes « âgées » avec un faible anneau collagène; d’autre part, «on voit quelquefois, signale G. CANETTI, des cavernes radiologiquement anciennes avoir une coque au stade de tissu de granulation »;

— L'autre, radiologique : il a été signalé quelques cas de cavernes rigoureusement inertes sous pneumothorax total, et cela pendant de longs mois. Des suppositions de sclérose de la paroi avaient été émises jusqu’à ce qu’on assiste à la fermeture spontanée de certaines d’entre elles en quelques semaines ou même quelques jours, sans qu'aucune manœuvre thérapeutique ne soit intervenue.

Par ailleurs, il n’est pas rare de constater qu’une caverne torpide, tardivement collabée, réagisse d'une façon favorable au pneumothorax.

Quelques auteurs ont signalé ce fait : « L’ancienneté des cavernes, nous dit R. COHEN, a certes une influence, mais moins prépondérante qu’on ne le croit généralement. I] est évident qu’une caverne récente a plus de chance de

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s’effacer qu’une caverne durant depuis deux ou trois années; mais celles-ci même donnent encore un nombre important de succès. Si l’anneau péricavitaire est vraiment constitué par une fibrose dense, les chances de succès sont très diminuées : avec cette restriction que le diagnostic de « caverne rigide » est sujet à de nombreuses erreurs et ne doit pas empêcher de tenter le collapsus. »

Aussi, la sclérose de la coque cavitaire, tout en étant une explication possible et parfois vraisemblable dans les cas d’ulcérations torpides d’un certain âge, ne peut être considérée que comme un facteur probable, parfois démenti par la suite.

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