LE FACTEUR INFECTIEUX
Plusieurs auteurs, notamment PAVIE et LE TACON, Lowys et LAFAY, BARIÉTY et PAILLAS, R. COHEN, BRAILLON, ROBER- JOT, ont insisté sur le facteur évolutif de la lésion. En effet, un grand nombre d’accroissements cavitaires sont accompagnés de signes d’évolution plus ou moins importants (augmentation de l’expectoration, vitesse de sédimentation accélérée, température décalée ou fièvre, déclin de l’état général, parfois sueurs du sommeil).
PaviE et LE lACON avaient souligné que, très souvent, les cavernes grandissantes se rencontraient dans les poumons collabés « à chaud », et parlaient d°’ « évolution aiguë » et d’ «évolution subaiguë prolongée ».
C. ROBERJOT, dans sa thèse, place le dynamisme évolutif au premier rang des causes de ces accroissements cavitaires : « Il est certain, dit-il, que ce facteur est le plus important de tous. C’est en lui qu’il faut, avant tout, chercher l’explication des évolutions aiguës et même subaïiguës. Ce sont des cas où toute thérapeutique échoue; même le pneumothorax le plus parfait ne suffit pas à arrêter l’évolution ».
Dans une publication récente, BROCARD, THOYER et MouvEeroux insistent à leur tour sur ce facteur infectieux. Is rappellent qu’en 1944, BARIÉTY et PAILLAS prouvèrent, au cours d’une autopsie, l'existence de lésions tuberculeuses évolutives dans le tissu péricavitaire d’une caverne ballonnée et perforée. « Il est curieux de constater, ajoutent-ils, que lPaccumulation de ces arguments n’a que médiocrement