‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 27 sur 72 · RENTE · texte numérisé non relu

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convaincu, sans doute parce que la sanction thérapeutique manquait à une telle conception ».

Depuis quelques années, la streptomycine a eu raison d’un certain nombre de cavernes rebelles et, surtout, de cavernes grandissantes. Plusieurs publications l’ont signalé et, récemment encore, F. PrÉcHAUD, P. FRÉOUR et J. PELGÉ ont insisté sur l’action curative et même préventive de cette drogue.

Certains auteurs ont critiqué cette notion d’action préventive de la streptomycine. Il est exact que l’on ait observé des cavernes rebelles dans les cas de streptomycinothérapie ayant précédé l'institution du pneumothorax.

Mais il faut aussi reconnaître que, depuis l’ère des antibiotiques, la proportion des cavernes rebelles a diminué d’une façon appréciable. Or, cela coïncide avec une diminution de fréquence des accidents de la collapsothérapie en général, et surtout avec une diminution énorme de collapsus créés «à chaud», c’est-à-dire sur des atteintes dont le dynamisme évolutif est élevé.

De plus, si la lutte antituberculeuse nous fait bénéficier, entre autres, de diagnostics précoces avec, pour corollaire, une diminution de fréquence des formes graves, c’est surtout à l’acte préparatoire au collapsus que nous sommes redevables de la baisse du taux de complications.

En effet, l’association de plusieurs agents thérapeutiques et leur renforcement mutuel nous permettent de refroidir les lésions, de les « focaliser » et de les collaber dans de meilleures conditions. Tout ceci grâce au repos strict, au pnéumo-péritoine' d'attente et, surtout, aux antibiotiques employés en association et en cure de durée limitée (1).

(1) La durée de la cure est variable selon les cas (étendue des lésions, évolution des images, mode de collapsus envisagé).

Actuellement, la posologie de la streptomycine doit être située aux environs de 1 gramme tous les trois jours; celle du P.A.S. de 12 à 15 grammes tous les jours; celle de VI. N. H. de 4 milligrammes chaque jour, par kilogramme de poids du malade.

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Il n’est pas question de systématiser tel ou tel schéma thérapeutique : ce qui compte, c’est la conception d’une véritable stratégie de collapsus. Ë

C’est à ce titre que la streptomycine doit être considérée, à notre avis, comme un des moyens de prévention des accidents du pneumothorax et de la caverne rebelle en particulier.

Quoi qu’il en soit, les antibiotiques et la notion d’heure de collapsothérapie donnent un argument de poids à la théorie infectieuse des cavernes rebelles.

Mais il persiste encore quelques voix dicordantes qui disent que la streptomycine agirait en décongestionnant la bronche et en supprimant la valve productrice de la distension emphysémateuse de la cavité.

Sans revenir sur la discussion de la théorie du soufflage cavitaire, il convient de noter que si cet antibiotique a une action incontestable et rapide sur les phénomènes congestifs au niveau des bronches, il est fort peu probable qu’il guérisse en si peu de temps une bronche de drainage profondément altérée.

En définitive, il apparaît que le dynamisme évolutif est un facteur important, sinon primordial, dans la formation de la plupart des cavernes rebelles.

Cependant, quelques cavernes ballonnées ne sont pas influencées par lantibiotique (le bacille étant sensible) et, en labsence d’angio-pneumographie, on ignore si c’est parce que la lésion est insuffisamment irriguée ou si c’est parce que d’autres phénomènes se superposent au facteur infectieux, la suppression de celui-ci étant insuffisante pour donner au pneumothorax son efficacité.

Aussi, l’on peut se demander, en pensant qu’avant l’ère des antibiotiques on obtenait d'importants succès par irritation pleurale, faradisation pulmonaire, etc., si un facteur physio-pathologique ne peut parfois, et même assez souvent, intervenir, soit comme facteur déclenchant, soit comme phénomène associé.

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