I. — LA BRONCHOSCOPIE
A. LÉVI, VALENSI, A. ZAFFRAN et C. MoriNa notent, dans une étude portant sur 150 observations, que pour 33 malades porteurs de lésions bronchiques et soumis au pneumothorax, il a été observé :
Sténose ou ulcéro-sténose (6 cas) : 2 «cavernes soufflées » ;
Ulcérations bronchiques (11 cas) : 2 soufflages, 1 perforation ;
Bronchite d'accompagnement (16 cas) : 3 soufflages, 1 perforation.
Aïnsi, dans cette série de pneumothorax où les altérations bronchiques ont été constantes, les « soufflages » ont été plus fréquents qu’il n’est habituel de le constater, mais ont été eux-mêmes loin d’être constants.
Ro
Il est difficile. de saisir à priori — en invoquant la seule pathologie bronchique — pourquoi certaines cavernes se sont « soufflées » et pas d’autres.
De plus, il est curieux de constater que les « soufflages cavitaires » coïncidant avec les ulcéro-sténoses ne sont pas apparus avec une proportion très supérieure à ceux qui se sont constitués en face des autres types de lésions.
Si l’on ajoute à cela qu’il est des cas de cavernes rebelles où l’on ne constate à la bronchoscopie aucune altération bronchique, on se trouve — ïil faut le reconnaître — complètement dérouté.
Il apparaît alors que, dans le domaine des cavernes rebelles au pneumothorax, les altérations bronchiques constatées à distance de la caverne ne nous permettent, dans l’état actuel de nos connaissances, aucune conclusion.