FARADISATION PULMONAIRE
Dernière en date (1945) dans la série des thérapies d’aide au pneumothorax, cette méthode a rapidement conquis beaucoup de phtisiologues.
La faradisation pulmonaire due à BRAILLON est l’excitation faradique du poumon pratiquée avec une électrode spéciale placée directement sur la plèvre viscérale, sous le contrôle de la radioscopie, dans les cas de cavernes rebelles au pneumothorax.
La technique est décrite, notamment dans l'ouvrage de BRAILLON : « La désinsertion extra-pleurale des symphyses pulmonaires sous le contrôle de la pleuroscopie (opération de MICHETTI) », et dans la thèse de son élève Ch. Durour : « Traitement des cavernes résiduelles sous pneumothorax par la faradisation pulmonaire ».
Au Sanatorium des Etudiants de France, les faradisations pulmonaires pour cavernes rebelles furent, en règle générale, pratiquées chaque semaine avec lappareillage préconisé par BRAILLON et suivant sa technique rigoureusement respectée. La durée d’électrisation fut de deux fois deux minutes par séance, le dosage utile étant représenté par l'apparition d’une « sensation désagréable » que perçoit le malade au niveau de la plaque fessière. Le nombre de séances, variable suivant les cas, s'établit entre quatre et huit.
Do
Voici le détail des séries de faradisations pratiquées pour cavernes rebelles :
Nombre de séries de faradisations : 17 (1).
A titre autonome : 14 séries qui ont donné :
— 11 succès, dont un petit épanchement liquidien, — 3 échecs, dont un petit épanchement liquidien.
A savoir :
1 cas caverne grandissante (1 succès) ;
1 — — — (1 succès avec petit épanchement liquidien) ;
9 — cavernes inertes (9 succès) ;
2 — — — (2 échecs) ;
1 — caverne inerte (1 échec avec petit épan-
chement liquidien).
En association avec P. A.S. buccal :
1 cas caverne inerte (1 succès) ; 1 — — — (1 échec).
En association avec streptomycine :
1 cas caverne inerte (1 échec);
FARADISATIONS Nous citerons, à titre d’exemples, quatre observations. OBSERVATION I
M. B.. (Jean) (S.E, 3.383). :
Mars 1950. — Examen systématique : petite opacité sous-
claviculaire droite; B. K. : 0.
30 mars 1950. —— Entre au Sanatorium des Etudiants. Etat
général excellent; température normale; expectoration : 0; B. K. : O0 (vitesse de sédimentation : 10).
Radiographie. — A droite : condensations sus- et rétroclaviculaires avec image suspecte (tomographie : caverne de 1 centimètre).
A gauche : image normale.
(1) Actuellement, le nombre de séries s’élève à 20, dont 17 séries à titre autonome ayant donné 14 succès et 3 échecs.