II. — LA « CURE INTÉGRALE ET DE SILENCE
Préconisée par R. COHEN dès 1940, la « cure intégrale et de silence » fit l’objet d’une publication en 1942. Celle-ci ajoute le repos vocal à l’alitement intégral; elle supprime le traumatisme minime mais perpétuel des vibrations vocales. Au surplus, fait expérimental, le silence améliore d’une façon non négligeable les échanges respiratoires et, d’autre part, diminue les besoins en oxygène.
Le malade peut lire, mais communique ses désirs par écrit. En revanche, des camarades ou des infirmières le conduisent, dans son lit, aux principaux divertissements : cinéma, théâtre, conférences, réunions de cercles, etc.
Cette cure, idéale dans les indications de repos très strict, présente cependant un inconvénient : il est, en effet, assez pénible pour certains malades d'observer le silence à l’occasion de réunions telles que conférences, cinéma, etc. En outre, si l’on va à l’encontre du tempérament du malade, l’on s’écarte du but souhaité.
Aussi vaut-il mieux, dans les cas de ce genre, offrir aux malades la « cure en coquille plâtrée ».