‹ A Propos Des Cavernes Rebelles Au Pneumothorax: Hypothèses Pathogénéniques Résultats ThérapeutiquesChapitre 65 sur 72 · III. — LA « CURE EN COQUILLE PLATRÉE · texte numérisé non relu

III. — LA « CURE EN COQUILLE PLATRÉE

La communication de R. COHEN, publiée en 1950, préconisant, dans certains Cas, la « cure en coquille plâtrée », ne fut pas sans soulever quelques critiques. Les uns l’accueillirent avec intérêt; d’autres, avec scepticisme,

Sans doute, l’on se trouve choqué si l’esprit se fixe sur le mot « plâtré », mais le malade est loin d’être enserré dans un plâtre : la tête et les membres sont absolument libres; seul le tronc repose en décubitus dorsal sur la coquille plâtrée. Ainsi, le malade n’a plus à surveiller son repos, ni à s’imposer une immobilisation; celle-ci devient rapidement automatique. II en est de même pour le sommeil où l’immobilisation est acquise d’une façon certaine.

Si nous ajoutons que le malade peut — bien que ceci lui soit déconseillé — s’asseoir sur sa coquille, on comprend rapidement que ce régime de cure n’a rien d’inhumain, ni d’excessif. |

Dans le domaine des distractions, le malade lit, écrit parle, reçoit des visites; lorsqu'on désire un silence partiel, on le place en chambre particulière.

Enfin, comme pour le régime précédent, le malade en cure plâtrée est conduit, dans son lit, aux endroits les plus divers (cinéma, conférences, réunions de cercles d’études, terrasse de l’établissement, offices religieux, etc.).

Il est, en outre, organisé chaque semaine une réunion des « plâtrés », à laquelle ceux-ci tiennent tout particulièrement à assister.

Il ne nous appartient pas, dans ce travail, de donner les indications de ces deux derniers régimes de cure.

Mentionnons simplement que, dans le domaine des cavernes rebelles au pneumothorax et des collapsus peu efficaces, la « cure intégrale et de silence » et la « cure en coquille plâtrée » nous ont donné des succès là où d’autres thérapeutiques avaient échoué.

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