LES ELEMENTS MINERAUX
La première condition devant être réalisée au cours de l'élaboration d’un milieu synthétique aussi bien chimiquement défini que possible, est de rechercher les éléments minéraux exigés par le germe envisagé. — Pour arriver à ce but, comme le fait remarquer DESCOURAUX, deux méthodes principales s'offrent à nous: «L’une rigoureuse, la méthode analvtique emplovée par RAULIN et consistant à introduire dans les milieux tous les éléments dont l’analyse montre l'existence dans les cendres, — l’autre, plus simple, mais moins rigoureuse et le plus souvent employée: La méthode synthétique. Cette dernière consiste à chercher tous les éléments minéraux nécessaires au germe.»
Lorsque l’on poursuit ce but, il faut introduire systématiquement les éléments dans les milieux de culture l’un après l’autre, ce qui demande un travail scrupuleux. D'autre part, il est nécessaire d’éliminer d'emblée un certain nombre d'éléments connus comme étant inhibiteurs de la croissance du germe envisagé. DESCOURAUX écrit: «On considère en physiologie végétale, que les éléments minéraux nécessaires, quoique variables d’un organisme à l’autre, peuvent en définitive se ramener aux suivants:
P; K; Cl; S; Mg; Si; utilisés généralement sous forme de phosphate monopotassique, de sulfate de magnésie et de chlorure de potassium. Le sodium paraît le plus souvent inutile, et le calcium ne semble indispensable qu’à certains organismes. En outre, il faut citer encore les éléments catalytiques: Zn, Fe, Br, Mn, etc.»
Ayant trouvé ainsi les différents éléments nécessaires, il faut encore chercher la meilleure composition quantitative.
Il s'entend qu’il faut employer des éléments aussi purs que possibles.
Ces quelques remarques nous démontrent que le choix des constituants minéraux du milieu de base est un facteur primordial.