C. — D’après nos observations
Dans les 6 cas du Service Neuro-chirurgical du Professeur Clovis VINCENT que nous présentons nous
avons trouvé :
1 cas de tumeur oblitérant la partie moyenne (Obs. m9}
2 cas de tumeur oblitérant la partie moyenne et postérieure (Obs. n° 1 et 4).
4 cas de tumeur oblitérant toute la cavité ventriculaire (Obs. n° 2, 3, et 6).
Nous sommes donc amenés à conclure avec FULTON et BAILEY, ainsi qu'avec CI. VINCENT que pour avoir une notion précise de localisation de la tumeur il faut faire appel à la ventriculographie chaque fois que cette intervention est possible car la clinique est souvent
muette, parfois même trompeuse.
TROIS NOTIONS RADIOGRAPHIQUES
Nombreux et variables sont les appareils et les techniques employés dans la prise des clichés ventriculographiques. Nous nous proposons de n’envisager que deux questions d’ordre pratique, l’une traitant d’une grande cause d’erreur, l’autre suggérant une incidence de choix pour mettre en évidence le IIT° ventricule. Enfin, nous dirons un mot sur le point de projection
de cette cavité.
A. — Faux aspect de tumeur par défaut de rem-
plissage.
Sachant qu’une quantité d’air suffisante a été injectée au cours de la ponction ventriculaire, comment peut-on s’assurer que l’image ventriculographique qui semble démontrer une amputation partielle ou complète du III ventricule n’est pas dûe en réalité à un défaut de remplissage ? Pour répondre à cela nous rappelons l’importance qu’il y a à comprendre les mouvements ou déplacements du liquide céphalo-rachidien
ou de Pair qu’on lui a substitué.
La technique que nous employons pour éviter une possibilité d'erreur est celle que notre maître et ami le Docteur Frank LIBERSON nous a personnellement enseignée au moment où l’on réalisait les toutes premières encéphalographies. Quelle que soit la position initiale de la têté du malade au moment de prendre le premier cliché, il importe de laisser s’écouler un certain temps avant de prendre un nouveau cliché dans une seconde position. Ce laps de temps entre deux clichés doit être d’au moins cinq minutes pour permettre à l’air, injecté de se déplacer d’une cavité ventriculaire dans une autre. Il est facile de comprendre que ce déplacement sera d’autant plus lent que la tumeur obstruera d'avantage les communications interventriculaires. (Obs. 1, 6, compte-rendu d’autopsie). De plus, il se peut que la tumeur soit pédiculée et que dans une position donnée elle joue le rôle d’un clapet, obstruant un des orifices de communication. Nous éliminons cette deuxième cause d’erreur en imprimant quelques légers mouvements d’oscillation à la tête du malade. Ceci permet à l’air qui se comporte comme une bulle mobile, occupant toujours la partie supérieure de là cavité ventriculaire, de pénétrer dans le IIT° ventricule, si toutefois une communication, même partielle, existe.
Nous proposons d'appeler ce laps de temps pen-
dant lequel nous « berçons » en quelque sorte la tête
[Le VD
du malade et nous assurons que l’air a pu pénétrer
dans le IIT° ventricule :
« L'INTERVALLE HYDRO-AERODYNAMIQUE »
B. — Incidence de choix.
Il arrive souvent qu’on ne puisse pas injecter beaucoup d’air au moment de la ponction ventriculaire. Dans ce cas, si le IIT° ventricule n’est pas visible sur les clichés de profils ordinaires, on peut se demander si la quantité d’air a été insuffisante pour remplir à la fois le ventricule latéral et le IIT° ventricule ou s’il s’agit d’une obstruction tumorale. Quand la tête du malade est dans la position de profil ordinaire l'air fuit du ventricule latéral qui se trouve au-dessus (ver l’ampoule) en passant par le IIT° ventricule sans y demeurer. Pour pouvoir intercepter de l’air dans ce dernier nous employons une position déjà souvent décrite mais dont la pratique n’est pas suffisamment répandue. Nous avons pu, à volonté, mettre en évidence soit la partie antérieure soit la partie postérieure
du ITT° ventricule en procédant de la façon suivante :
L’ampoule est placée de telle façon que les rayons X passent par un plan horizontal et la plaque est maintenue par un dispositif quelconque perpendiculaire à ce plan. L’appareil de Lysholm facilite cette manœuvre mais n’est pas indispensable.
1 | T0 . De «8 ) ; vi Pour mettre en évidence la partie antérieure, le C0
malade est couché sur le dos, l’occiput reposant sur un support qui est moins haut que la table de 10:cen: 201000 , k 1 ] 5 timètres. Pour la partie postérieure, il est couché sur » A k 4 le ventre, son front reposant sur ce support. Ainsi Er RTE on obtient un profil différent du profil ordinaire. it R e | : {2100000 de ; Nat GC: — Point de projection. Li 4 É CE ° à se = Lien % À Le IIT° ventricule se projette sur l’arcade zygoma- he, tique, c’est done à ce niveau qu’on doit faire passer s 4 Sa ; + STE £ : LATE le rayon central. ‘ , = fa PP: { # FR ; 4 , £ j cA À L { à ñ F0 { LE U 2 Æ É Ê { | ts L se + * te ‘ YA LA Dr | (a DS) = Æ 4 LE