‹ A propos du Diagnostic et du Traitement des Angiomes des os longs des membresChapitre 24 sur 29 · PAIE · texte numérisé non relu

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qui sont absolument pathognomoniques et indispensables à l’affirmation du diagnostic de tumeur maligne. On doit également, dans une tumeur bénigne, constater l'existence en tous points des coupes sériées de la tumeur d'éléments absolument normaux.

Dans notre observation, la biopsie pratiquée en cours d'intervention ne montre aucun des caractères de malignité cellulaire indiqués ci-dessus.

La tumeur à myéloplaxes qui, par sa grande vascularisation, peut aller jusqu’à l’état angiomateux, se reconnaît facilement à l'existence de cellules géantes.

Dans le kyste des os, on voit des éléments cellulaires géants mais englobés par un tissu ostéofibreux abondant contenant de nombreux fibroblastes.

[ faut signaler que la majorité des cas d’angiomes des os longs des membres rapportés dans la littérature, sont des tumeurs histologiquement bénignes. Jamais de métastases ou de récidives n'ont été constatées. Le tissu entre les espaces vasculaires remplis de cellules sanguines normales est un tissu conjonctif lâche, presque acellulaire, ne comportant jamais de signes de mitoses. Les cloisons de refend limitant les logettes sont habituellement recouvertes d’une bande d'ostéoblastes ne présentant rien d'anormal.

Toutefois, dans sa thèse, DUPERRAT signale deux points capitaux dans l'évolution des angiomes. La malignité se manifeste à l'occasion d’une exérèse et la tendance aux mutations histologiques apparaît progressivement, elle se fait vers l’angiosarcome ou l'angio-endothéliome.

DUPERRAT admet que l’angiome présente une tendance évolutive et peut présenter une tendance à la malignité. L'angiome des os considéré comme tumeur bénigne garde néanmoins un caractère destructeur et peut rompre la corticale (d'où possibilité de compression médullaire dans les angiomes vertébraux). Mais cette dégénérescence maligne paraît assez exceptionnelle et tous les cas présentés comme tels ont fait l’objet de vives controverses. Bucy et Capp doutent beaucoup que, soit un angiome malin ou la transformation maligne d’un angiome, puisse jamais se produire.

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