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insuffisant et qu’on peut ranger dans le domaine du suicide pathologique, il existe un suicide volontaire et motivé et où les motifs apparaissent comme valables et raisonnés. Ces cas nous les considérerons comme faisant partie du suicide normal. (Suicide vulgaire de Laignel-Lavastine).
A la limite qui sépare le suicide normal du suicide pathologique on peut décrire les suicides collectifs dont une variété importante est le suicide à deux. Celui-ci comme il reconnaît le plus souvent l’amour comme motif est encore appelé suicide des amoureux. Ces suicides passionnels dont la fréquence défraie la chronique des journaux quotidiens sont habituellement organisés et précédés d’un repas copieux et du coiït. Fait frappant le mâle se manque très souvent.
Signalons, à ce propos, qu’il convient d’attacher, en général, une grande importance au rôle de la sexualité et de ses perversions si celles-ci existent.
M. Ivan Stchoukine insiste dans son livre : « Le suicide collectif dans le Raskol Russe » sur quelques faits intéressants dont l’étude appartient à la fois à l'historien, au sociologue, au magistrat et au médecin. Ces suicides collectifs se sont produits avec une fréquence extrême au xvII et au xvin* siècle et ont été prêchés par des prêtres appartenant à différentes sectes. Ceux-ci préconisèrent différentes techniques : La mort par le feu, par la noyade, par l’inanition et plus rarement par le fer. C’est ainsi que périrent des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants — « pour racheter les péchés par une pénitence entière qui purifie les âmes et mêne droit au paradis ! »
Si nous considérons le suicide collectif en tant qu’un
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phénomène historique et social, nous pouvons concevoir que, s’il se reproduisait, cette reproduction subirait de profondes modifications dues aux temps écoulés et aux nouvelles conditions de vie. Le phénomène du suicide pathologique est moins sujet à des changements. Les hallucinations des alcooliques, par exemple, restent pendant des siècles identiques et stéréotypées.
On a signalé le fait intéressant que ce n’est habituellement pas au cours de la souffrance que beaucoup de personnes, atteintes d’une affection très douloureuse, attentent à leurs jours. C’est « la peur de la souffrance » qui apparaît chez ces malades comme facteur déterminant. Une exception qui a trait à ce sujet est représentée par la « névralgie du trijumeau ». Les malades qui souffrent de cette affection se suicident souvent, en effet, pendant la crise, au moment même où ils sont la proie de douleurs atroces. (Fôrster.)
Un autre fait, qui est d’une importance médicolégale capitale, mérite notre attention. On peut, en tenant compte de la manière qu’a choisi l’aliéné pour attenter à sa vie, préciser le diagnostic de la cause pathologique. C’est ainsi que la castration et l’auto-mutilation font penser au mysticisme, le suicide raté à la paralysie générale et la recherche de simuler à lhystérique. Si lon est en présence d’une mise en scène théâtrale, on s'oriente vers le diagnostic de la mythomanie vaniteuse. (Lévy Valensi.)
Signalons le rôle important que joue limitation et la contagion dans la genèse du suicide. C’est ainsi que plusieurs personnes se suicident quelquefois aux mêmes endroits de la même façon et à des intervalles plus ou moins rapprochés. Au Japon, les amoureux malheureux
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